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Se
contenter de dire que le nouveau livre de Ralph Raico,
Professeur d’Histoire à Buffalo State College,
comble une lacune de la littérature historique
sur le libéralisme, est insuffisant. Il n’y a
tout simple encore jamais eu de livre comme celui-ci.
Tous les étudiants allemands qui font des études
d’histoire savent que les manuels ou même les
études spécialisées sont généralement
très anti-marché, ou au mieux favorables
au marché mais de manière très
timide. Le livre de Raico dont le titre est " Le
parti de la liberté : études sur
l’histoire du libéralisme allemand ",
est quelque chose qu’on voit rarement dans cette discipline :
une histoire pro-marché racontée par un
libéral classique.
Raico
a étudié avec Ludwig von Mises et Friedrich
von Hayek. Il a lui même traduit en anglais, en
1962, le livre de Mises " Le libéralisme ".
On ne pouvait donc avoir un auteur mieux qualifié
pour une telle tâche. Rares sont les historiens
disposant d’une connaissance économique aussi
approfondie et capables d’en utiliser les apports pour
faire avancer la recherche historique dans des domaines
très controversés. (En fait, il est exceptionnel
de trouver un historien faisant preuve d’une réelle
connaissance de la pensée économique,
d’où le fait que la plupart d’entre eux vantent
encore aujourd’hui la politique sociale de Bismarck
comme le " new deal " de Roosevelt
comme autant de hauts faits de l’humanité ayant
puissamment fait avancer la cause de la propérité).
A partir d’une étude méticuleuse des sources
historiques originales, ainsi que des récits
de seconde main, Raico a réussi à reconstituer
l’histoire perdue, voire délibérément
oubliée, du libéralisme allemand. Le livre
a six chapitres. Les trois premiers présentent
les résultats de son travail de reconstruction
(2,3 et 4). Les deux suivants (5 et 6) s’attardent sur
ceux qui s’acharnèrent à détruire
et faire oublier cette tradition libérale allemande.
Le chapitre premier propose un survol de l’histoire
du libéralisme allemand du 18ème
siècle à la République de Weimar.
Ce faisant Raico montre que les potentialités
libérales du monde allemand, aux 18ème
et 19ème siècles, contrairement
à ce que l’on croit généralemen
– ou tout du moins contrairement à ce que la
fameuse tradition du " Sonderweg "
- (l’autre chemin) allemand a voulu faire croire -,
n’étaient fondamentalement différentes
de ce qui se passait ailleurs en Europe de l’Ouest.
Dans
le premier chapitre, Raico observe que les opinions
politiques des gens découlent principalement
de ce qu’ils savent de l’histoire, ou plutôt de
ce qu’ils croient qu’ils savent. Depuis quelques dizaines
d’années, on a assisté à l’émergence
d’un nouveau paradigme en histoire, associé à
des noms comme ceux de Jean Baechler, David Landes,
Douglas C. North, E.L. Jones, ainsi que Ernst Nolte,
avec Henri Pirenne comme illustre prédécesseur.
Dans cette nouvelle façon de voir l’histoire,
c’est la division de l’Europe en souverainetés
et pouvoirs concurrents (l’Eglise en étant un
élément parmi d’autres) qui a rendu possible
l’essor d’un nouvel ordre social libéral fondé
sur le marché. Malheureusement la plupart des
historiens d’outre Rhin qui écrivent sur le libéralisme
allemand négligent totalement cette intuition.
Raico fait remarquer que les populations allemandes
ont bénéficié du même système
d’équilibre relatif des puissances que le reste
de l’Europe ooccidentale. La vie économique en
Angleterre, puis plus tard aux Etats-Unis, nous a appris
comment promouvoir la prospérité. Les
recherches de Raico font découvrir les noms de
nombreux auteurs allemands se situant dans la mouvance
de l’économie politique libérale du 18ème
siècle (voir page 15), et défenseurs de
la liberté économique ( page 22), aujourd’hui
complètement oubliés et négligés.
Il s’attarde par exemple sur Jakob Mauvillon, qui fut
le mentor du grand auteur libéral français
Benjamin Constant. Pour les libéraux allemands
du 19ème siècle, le grand problème
de l’époque était celui de l’explosion
démographique (graphiques, page 24). Ils en tiraient
la conclusion, qui apparaîtrait aujourd’hui comme
politiquement hautement incorrecte, que seul un régime
de libre entreprise et de libre concurrence fondé
sur l’accumulation du capital pouvait éviter
à l’Allemagne de connaître le drame d’une
solution à l’irlandaise, avec famine généralisée
et émigration massive. A cause de cela, ils furent
cloués au pilori par leurs adversaires conservateurs,
puis plus tard socialistes, qui dénonçaient
ces disciples des " hommes de Manchester "
et accusaient l’influence des idées anglaises
de conduire l’Allemagne à sa ruine. Ils militaient
pour un ordre libéral reposant sur la popriété
privée, le laissez-faire, un gouvernement limité,
la reconnaissance des libertés personnelles,
et l’état de Droit (Rechstraat). Ce chapitre
suit l’histoire du libéralisme allemand épisode
par épisode : le Kulturkampf anti-catholique
de Bismarck (où les libéraux allemands
n’ont pas particulièrement brillé), la
montée des groupes de pression politiques, la
première guerre mondiale, et la République
de Weimar dont la politique social-démocrate
de subventions généralisées pour
tout le monde a été directement responsable
de mener l’Allemagne au plus grand désastre de
son histoire.
Le
chapitre 2 discute de manière approfondie l’histoire
du " Freihandelspartei " (la ligue
allemande du libre échange). Au cœur de cette
histoire on trouve John Prince-Smith, un immigrant anglais
qui prit en 1840 la tête du mouvement allemand
pour le libre échange et y resta jusqu’à
sa mort en 1874. Sa notion du " primat "
de l’activité économique se rapprochait
étonnamment de la conception marxiste du matérialisme
historique. (Il y a des années que Raico et Leonard
Liggio – à qui le livre est dédié
– défendent la thèse que ce qui " marche "
dans le Marxisme est précisément ce que
celui-ci doit à l’influence libérale de
ses premières années). Tout comme les
défenseurs français du libre-échange,
Prince-Smith voulait limiter le rôle de l’état
à la défense et à la " production
de sécurité ". Une des surprises
du travail de Raico est de révéler qu’au
Berliner Abendpost Prince-Smith était en fait
associé à des libéraux encore plus
radicaux qui ressemblaient à des anarcho-capitalistes
qui s’attendaient à ce que l’état disparaissent
graduellement pour faire place à une totale économie
de libre marché. On note l’influence de Max Stirner
sur ce groupe. Plus tard, à la fin de ses jours,
Prince-Smith succomba à son tour à ce
que Raico appelle le " syndrome de Pareto ".
Inquiet de l’influence croissante des communistes qui
voulaient détruire la société libérale,
Prince-Smith rechercha la sécurité en
se ralliant à l’idée d’un état
autoritaire. Raico se demande, non sans raison, si ce
n’est pas aux socialistes et aux communistes qu’incombe
pour la plus grande part la responsabilité de
ce retournement.
Le
chapitre 3 renouvelle la vision que l’histoire donne
d’Eugen Richter, un membre du Parlement prussien, chef
du Freisinn, le parti libéral de gauche qui fut
le principal mouvement libéral allemand à
collaborer avec le Chancelier Bismarck. Présenté
autant par les historiens que par ses contemporains
comme un " minable petit bourgeois égoîste ",
un " doctrinaire ", ou encore un
" dogmatique " dépourvu de
toute imagination, Richter fut en fait, selon Raico,
" le dernier des vrais libéraux à
rester au Parlement d’une grande nation "
(page 89). Richter devait tous ses surnoms à
son attitude systématiquement négative,
mais parfaitement cohérente et bien pensée,
à l’égard de toutes les mesures dont il
pensait qu’elles ne pouvaient que fragiliser l’ordre
social libéral, et avec lui, la liberté
des allemands et la prospérité du pays.
1879
fut l’année où Bismarck commença
à tourner le dos au libre-échange et à
ouvrir toutes grandes les portes au jeu parlementaire
des groupes d’intérêts. Pour éliminer
les socialistes, il utilisa d’abord l’arme de la loi,
puis il essaya de séduire les masses tentées
par le socialisme grâce à ses premières
mesures d’état-providence. Richter – qui avait
pris ses distances par rapport au Kulturkampf, démontrant
par là qu’il avait bien pris toute la mesure
des problèmes posés par la séparation
de l’Eglise et de l’état - s’opposa constamment
à ces deux politiques. Le développement
de la sociale démocratie le contraînt de
se battre sur deux fronts de manière à
défendre les réalisations libérales
contre les attaques qui venaient autant de la droite
que de la gauche. Faisant preuve d’une attitude libérale
classique parfaitement cohérente, Richter s’est
constamment opposé aux tentations militaristes
et aventuristes de la politique étrangère
allemande. Il décrivait celle-ci comme visant
" à être partout où quelque
chose va mal " (ce qui rappelle la définition
que l’on pourrait aujourd’hui donner de la politique
étrangère américaine). Richter
était un homme de détails. Il avait appris
les finances, et en connaissait bien plus au sujet du
budget de l’état allemand que la plupart de ceux
qui étaient chargés de le présenter
au Parlement. Bismarck, qui voyait dans Richter son
plus dangereux ennemi, a concédé qu’il
" était le plus brillant orateur que
nous avons jamais eu "(page 91). La conclusion
de Raico est que le soi disant " négativisme "
de Richter fut une attitude qui en réalité
" a servi la paix et la prospérité
dans son pays " (page 98). (Raico a publié
une version anglaise de son chapitre sur Richter dans
la Review
of Austrian Economics – 4. 1990, 3-25).
Dans
le chapitre 4, Raico raconte le combat des libéraux
allemands pour s’opposer au flot montant des décisions
néo mercantilistes, " welfaristes "
et militaristes qui menaçaient de ruiner l’ordre
libéral du marché fondé sur la
propriété privée et la liberté,
pour laisser la place à la rivalité généralisée
de groupes de pression agissant dans un cadre hobbésien
de lutte de tous contre tous. Cette explosion néo
mercantiliste correspond à l’invention de ce
que la politique moderne appellera plus tard " l’état
providence ". La réintroduction de
tarifs douaniers par Bismarck, ainsi que son projet
d’assurances sociales et de retraites gérées
directement par l’état, marqueront l’établissement
d’un régime de " socialisme monarchique "
qui fera l’admiration d’une génération
d’universitaires américains très marqués
par l’influence germanique, mais auquel continueront
de s’opposer, par principe, une minorité de libéraux
allemands. Parmi ceux-ci il convient de mentionner tout
particulièrement Ludwig Bamberger, qui joua un
rôle important à côté de Richter.
Le principal parti libéral en revanche, les Nationaux
Libéraux, ayant fait du soutien à Bismarck
son fond de commerce, s’est rapidement vendu à
lui.
Les
grands féodaux des territoires à l’Est
de l’Elbe, Bismarck le premier, dénoncèrent
les industriels et les capitalistes comme d’affreux
exploiteurs sans cœur. Ils dénonçaient
tout particulièrement le fléau de la " mobilité
du capital " . Ils s’inquiétaient de
la pauvreté et de la détresse dans lesquelles
le prolétariat vivait. Mais Raico, faisant écho
à Franz Oppenheimer, rappelle que la pauvreté
avait toujours été le lot des districts
ruraux sur lesquels ces gentlemen exerçaient
leur pouvoir et influence, et qu’elle on n’en a vraiment
pris conscience qu’avec le développement des
villes où l’essor d’une économie de marché
travaillait à son élimination (page 25).
Tout comme leurs ennemis socialistes de gauche, les
mouvements de droite partisans de l’état-providence
jouaient avec expertise du registre des émotions en
en appelant à l’humanitarisme, à la charité,
et à tout ce qui s’ensuit (sans oublier sans
doute de citer l’exemple de leurs propres villages et
paysans). Leurs adversaires étaient désignés
comme des Manchestériens sans foi ni cœur défendant
les intérêts des grands exploiteurs capitalistes.
(C’est l’époque où l’anti-sémitisme,
autrefois le cheval de bataille des socialistes, a été
adopté par la Droite). Les libéraux se
sont défendus avec des contre-arguments convaincants.
Ils ont souligné l’incohérence des grands
propriétaires terriens qui venaient de voter
pour l’adoption de droits de douane élevés
afin de favoriser certaines industries, mais reprenaient
les slogans de la gauche communiste. Ils ont fait remarquer,
mais en vain, que la mise en place de toute cet appareil
législatif en faveur des ouvriers équivalait
à valider la condamnation des socialistes à
l’encontre de l’injustice des mécanismes d’économie
de marché. Ils se demandaient si un état
qui commençait par réduire les revenus
des travailleurs en soumettant le pays à des
droits de douane, des impôts et des dépenses
militaires élevées, pouvait encore raisonnablement
ambitionner " d’aider " à
leur relèvement en se proposant d’intervenir
encore davantage dans le libre jeu de l’économie.
Pour Bamberger, il était évident que lorsque
quelqu’un dit : " l’état doit
faire quelque chose ", cela veut en réalité
plus précisément dire qu’il faut que le
contribuable paie davantage. Les libéraux allemands
savaient que de mauvaises lois peuvent facilement fausser
le jeu extrêmement complexe des forces du marché.
Ils préconisaient de s’en tenir à un strict
principe de non intervention économique de l’état
comme moyen d’empêcher " le pillage
du plus grand nombre par ceux qui sont politiquement
les plus influents " (page 166). Leur préférence
pour le laissez-faire n’était ainsi pas le produit
d’un dogme, mais la simple conclusion naturelle d’une
analyse cohérente développée avec
soin. Qu’ils aient perdu la bataille ne signifie pas
qu’ils avaient tort. Raico pense que les libéraux
germaniques ne disposaient pas, à l’époque,
des outils économiques nécessaires pour
clairement faire apparaître l’illusion d’optique
liée au financement par les employeurs des dépenses
d’assurances gérées par l’état :
en réalité, c’étaient les travailleurs
eux-mêmes qui finalement payaient toute l’addition,
les employeurs se contentant d’en répercuter
le montant sur les coûts du travail. En règle
générale, les débats de la fin
du 19ème siècle se sont déroulé
à un niveau où de toute façon de
tels arguments, s’ils avaient été disponibles,
n’auraient pas fait grande différence.
La
pauvreté des arguments économiques apparaît
très clairement à la lecture du chapitre
5 qui évoque l’épisode des " socialistes
en fauteil " (Kathedersozialistenthe, " socialists
of the chair ") et leur rôle dans l’éclipse
du libéralisme germanique. Inspirés et
conduits par Gustav Schmoller, ces professeurs qui dominaient
l’enseignement de l’économie dans leur pays,
étaient des gens " sans théorie ",
qui prétendaient naviguer à travers les
courants intellectuels sans disposer de la moindre pagaie.
Ils se contentaient d’accumuler des masses de données
statistiques brutes et de séries de prix dans
l’espoir que la " théorie "
émergerait d’elle même de cet amas de faits
empiriques, comme si la pratique empirique de l’histoire
économique pouvait suffire à faire surgir
le savoir.
C’était
bien évidemment impossible. Mais cette attitude
les conduisait naturellement à refuser de soumettre
les projets sociaux qui avaient leur préférence
aux tests de la théorie économique – alors
même que celle-ci en mettait déjà
en évidence les inconvénients. Non, il
leur semblait bien meilleur de dénoncer le capitalisme,
et de découvrir tous les jours de nouveaux problèmes
sociaux pour lesquels il ne semblait pas y avoir d’autre
solution possible que d’en appeler une fois encore à
l’état pour y remédier. Selon Raico, il
ne leur est jamais venu à l’idée que sans
théorie économique, il leur était
en fait impossible de déterminer si une réforme
atteignait ou non son but (p. 184). Il compare ces gens
éminents aux intellectuels sociaux-démocrates
américains d’aujourd’hui. Il cite Arwed Emminghaus,
pour qui une telle vision " n’admet par définition
aucune limite aux interventions de l’état puisqu’elle
ne reconnaît à l’état aucune tâche
spécifique " (p. 40). Encore une fois, cet étatisme
naîf, vague et pragmatique, qui se nourrit de
tout ce qui passe à portée de main, me
rappelle l’attitude de certaines administrations américaines
contemporaines, auxquelles ces célèbres
" professeurs en fauteuil " ont
montré la voie.
Le
chapitre 6 est une remarquable entreprise de démolition,
qui donne quasiment autant de plaisir que ce qui est
arrivé au Mur de Berlin il y a quelques années.
Les décombres, ici, une fois que Raico en a terminé
dans sa démonstration, c’est tout ce qui appartient
à la réputation de Friedrich Naumann,
un agitateur, un provocateurs que la plupart des allemands
d’aujourd’hui considèrent comme la grande figure
libérale de leur récente histoire. Promis
très tôt à une carrière politique,
Nauman a commencé par embrasser la foi du socialisme
chrétien. Après une visite en Palestine,
dont il ne comprit pas comment ce pays pouvait prétendre
être le centre d’une grande religion, il adopta
le parti de la laîcité. Il milita en faveur
de la construction d’une grande marine allemande, politique
qui compromit les relations avec la Grande Bretagne,
et servit de tremplin aux grandes ambitions de Guillaume
II. Dégrisé de son adoration pour le Kaiser,
c’est lui qui lança la mode du " libéralisme
social " dont il attendait toutes sortes de
bonnes actions à la fois " nationales
et sociales ". Il usa tant de cette formule
qu’on peut sans crainte voir en lui, dans une certaine
mesure, un précurseur du National Socialisme.
Pendant la Grande Guerre, Naumann défendit l’idée
d’une Mittle Europa dominée par l’Allemagne.
Alors que la défaite se rapprochait, il rallia
le camp de ceux qui voyaient dans la mise en place d’une
nouvelle bureaucratie internationale le moyen de conserver
à l’Allemagne un certain rôle dans la reconstruction
du monde. Tout au long de sa vie Naumann n’a jamais
renié son engagement de jeunesse derrière
les grandes erreurs économiques du marxisme.
Par sa capacité à trouvere toujours de
nouvelles raisons pour justifier l’extention du pouvoir
de l’état, il nous rappelle notre propre Max
Lerner (une comparaison qui n’est certainement pas très
flatteuse pour l’un des deux, sans qu’on puisse dire
exactement lequel). En tant que fossoyeur du libéralisme
allemand, Naumann a incontestablement joué un
rôle important dans l’histoire du pays, mais de
manière essentiellement négative, à
l’inverse de Richter qui s’opposa de manière
constructive au national socialisme, aux militaristes,
et à leurs sinistres alliés.
Les
deux chapitres sur Richter et Naumann sont incontestablement
les meilleurs du livre, tant par l’effort de recherche
que l’interprétation qui l’accompagne. L’esprit
à la Raico, ainsi que son humour dévastateur,
restent présents, même en allemand. Mon
seul regret est que cet ouvrage important ne soit pas
encore disponible en englais. Ceux qui ont quelque connaissance
d’allemand se doivent de lire ce livre écrit
de la plume de l’un des meilleurs historiens libéraux
classiques de notre époque.
Traduction
de Henri LEPAGE
© Copyright
2000, The Independent Institute
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