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Pour
ceux qui passent leur temps à faire la
chasse aux "défaillances du marché",
et ne voient de salut que dans la réglementation
d'Etat, l'affaire ENRON a bien évidemment
été une aubaine bénite.
Personne
n'a souligné que la France elle-même
avait ses ENRON : l'affaire du Crédit
Lyonnais (il a bien fallu une dizaine d'années
avant que le scandale éclate); ce que
l'on est en train de découvrir sur la
gestion de FranceTelecom; ou encore tout simplement
l'Etat, pour qui la "débudgétisation"
est considérée comme une vertu
financière moderne, et non plus comme
une minable combine comptable.
Heureusement
quelques auteurs sauvent l'honneur en consacrant
leurs colonnes à remettre les choses
à l'endroit. C'est le cas notamment de
l'économiste québécois,
Pierre Lemieux, de William Anderson et de Christopher
Westley, deux chercheurs du Mises Institute,
dans les articles dont la traduction (réalisée
par François Guillaumat) suit. Nous y
avons ajouté un texte éditorial
où Romain Jacoud exhorte les français
à d'abord faire le ménage chez
eux avant d'émettre des jugements définitifs
sur les "perversions" du capitalisme
anglo-saxon; ainsi que l'exposé récent
où Alan Greenspan analyse les conditions
réglementaires et fiscales qui ont favorisé
le développement des pratiques financières
douteuses au sein du gouvernement des entreprises
américaines.
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