10 Janvier 2002

 

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LES RATES DE LA LIBERALISATION...

Que répondre ?

 

 
Le siège d'Enron à Houston (Texas)

 

 

Enron, la plus grosse faillite de l'histoire américaine; la crise électrique californienne; la renationalisation de Railtrack, en Grande Bretagne; la disparition de Sabena, la plus ancienne compagnie aérienne d'Europe; l'effondrement financier de l'Argentine... autant d'événements qui, apparamment, viennent renforcer les munitions des adversaires de la mondialisation, et embarrassent les partisans du marché et de la libéralisation économique. Quelles interprétations leur donner ? Comment répondre aux commentaires de presse toujours aussi prompts à monter en épingle ce qui peut venir au débit du libéralisme ? C'est pour répondre à ces préoccupations que nous vous proposons les traductions d'extraits de presse et documents suivants.

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"Enron : l'histoire d'un succès". Commentaire de Suzan Lee, WSJ du 26 décembre 2001.

 
 
  L'histoire d'Enron prouve au moins que le marché fonctionne bel et bien comme les manuels classiques le disent. En ce sens, l'histoire d'Enron n'est plus l'histoire d'une faillite, mais au contraire celle d'un succès.
 
   
"Enron : ce n'est pas une excuse pour reréglementer", analyse de Lynne Kiesling, de la Reason Foundation, en date du 2 décembre 2001  
 
  La faillite d'Enron fait apparaître comment le marché, lorsqu'il est libre, incite les entreprises à répondre aux demandes de transparence du public, et sanctionne les escrocs.
 
     
"Railtrack : les véritables causes de l'échec", interview d'Allister Heath, de la European Foundation, parue dans L'ECHO (quotidien belge d'information économique et financière), le 18 octobre 2001  
 
  Faut-il faire son deuil de l'idée que le transport par rail peut être un marché comme les autres, avec sa concurrence, ses innovations, et se dire que le train n'est viable que sous la forme de service public ?
 
 

 

 
"Californie : comment sortir du noir", extraits d'une étude parue dans REGULATION, la revue du CATO Institute.  
  C'est la combinaison d'un ensemble exceptionnel de facteurs qui explique l'extrême volatilité des prix qui a caractérisé l'an dernier le marché électrique californien. Mais la conception du marché a également joué un rôle important, contribuant à rendre la crise encore plus intense
 
 

 

 

"Argentine : les vraies raisons de la crise", extraits d'une étude de Steve Hanke et Kurt Schuler publiée par le CATO institute en décembre 2001.

 
 
  La dollarisation est pour aujourd'hui, et pour un avenir prévisible, encore le meilleur choix de politique monétaire que le gouvernement argentin puisse faire.
 
     
"Enron : quelques mythes à remettre à leur place", commentaire de William Anderson pour le compte du Mises Institute (18 janvier 2002)  
  C'est "le capitalisme des copains'" dans tout ce qu'il a de pire. N'oublions pas toutefois que ce sont les hommes de l'Etat qui ont corrompu le capitalisme, et non l'inverse.