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Il n'y a pas de choix politique majoritaire repérable
dans l'opinion française entre libéralisme
et service public
Le
libéralisme n'est pas considéré
comme un enjeu de l'alternance politique; quant à
la notion de service public, elle a tellement changé
de sens et de portée qu'elle ne trace plus de
ligne franche entre une majorité et une opposition.
Le
"laissez faire, laissez passer", bien que puisant sa
source dans la pensée des grands économistes
français des deux derniers siècles, est
d'instinct rejeté par la classe politique et
n'a jamais été réellement expérimenté
dans la plénitude de ses exigences. C'est par
le détour des traités communautaires qu'il
interpelle à nouveau la société
politique française et la prend au dépourvu
au point de la déstabiliser
La
notion de service public reste en effet une donnée
emblématique de la République française
et un attribut essentiel de la souveraineté nationale.
Le service public en est réputé le bras
séculier. En réalité, la notion
est aujourd'hui plutôt invoquée pour s'opposer
à la mondialisation, à l'intégration
européenne, à la transition vers l'économie
de marché, à la mobilité des emplois
et à la sauvegarde des droits acquis de certaines
catégories de la population aux dépens
d'autres. L'argument du service public protège
une vaste et complexe communauté d'organisations
publiques et cette communauté est nettement distincte
de la société civile. Celle-ci, numériquement
majoritaire, est dépourvue des moyens d'assumer
plus de responsabilités collectives pour de multiples
et anciennes raisons.
Il
n'y a ni majorité ni opposition potentielles
homogènes en France qui se départageraient
entre libéralisme et service public, entre économie
d'entreprise et nationalisme.. La notion de service
public pose un problème transversal qui n'est
ni de droite ni de gauche. Il divise plus ou moins chaque
formation politique et obscurcit le débat sur
les choix fondamentaux auxquels la France est acculée.
Quand
le RPR et le parti communiste se déclarent très
attachés au principe du service public, ils n'en
ont pas la même conception. L'un l'invoque au
bénéfice de la cohésion sociale,
l'autre pour assurer la primauté du centralisme
politique sur la vie collective.
A
l'intérieur de chacun des grands courants politiques
nationaux, les clivages apparaissant entre libéralisme
et service public, économie d'entreprise et nationalisme,
mondialisme et nationalisme, nationalisme et européanisme,
européanisme libéral ouvert à la
mondialisation contre européanisme protectionniste
bouclier contre la mondialisation. etc.
Les
traités européens poussent au libéralisme
et à l'économie d'entreprise concurrentielle
ouverte à la mondialisation. Ils menacent à
terme les positions du service public à la française,
mais l'Europe est aussi voulue par certains comme une
zone protectrice plus large de tels services publics.
Ainsi
dans chaque famille d'opinion, la conception et la place
du service public varient.
2
- La conception française du service public est
contestée et contournée
La
société civile conteste aujourd'hui que
la multitude d'organismes qualifiés de service
public soit réellement au service du public,
c'est-à-dire des citoyens. Aussi ne s'insurge-t-elle
pas contre l'application des traités communautaires
et les décisions de la Cour de Justice de l'Union
européenne qui les remettent en cause.
La
notion fait en même temps l'objet de critiques
plus ou moins légitimes et de suspicions intéressées
de plusieurs Etats membres. Des groupes de pression
transnationaux entrent dans ce jeu, s'appuyant sur les
NTC. L'environnement européen pousse donc à
réduire le champ d'action des services publics
et à démembrer ceux très nombreux
qui, agissant dans un marché concurrentiel devenu
en fait mondial, sont confrontés à des
organismes et des entreprises dans le champ de leur
activités et de leurs compétences, tant
à l'intérieur du territoire national que
sur les cinq continents.
Les
monopoles institutionnels qui visent à protéger
les services publics sont lents à réagir
à l'innovation technologique, réticents
à l'intégrer. Il est exceptionnel qu'ils
les anticipent spontanément. Il faut alors les
privatiser dans l'improvisation capitalistique et suivant
une stratégie défensive et tardive.
Par
ailleurs, la décentralisation administrative
vers les trois niveaux de collectivités locales
a transféré à des entités
éparses et fragmentées la gestion de services
publics fondamentaux. Antérieurement intégrés
à l'Etat., ils formaient des réseaux certes
centralisés mais continus et homogènes.
Démembrés pour un grand nombre entre 22
régions, 100 départements, 36400 communes
et 19.000 EPCI, sans compter les agences publiques spécialisées,
ils ne peuvent plus assurer aussi bien l'égalité
des citoyens devant les services et la qualité
de leurs prestations dans toutes et les si diverses
parties du territoire et pour toutes les catégories
si différentes de la population.
3
- L'attitude des agents des services publics et de la
population
S'agissant
des agents des services publics, les cadres acceptent
mieux le basculement des activités de service
public vers l'économie d'entreprise, tandis que
les salariés et les agents d'exécution
y sont plus que réticents. Ils perçoivent
la privatisation et la libéralisation des services
publics comme une perte de leur identité, une
menace contre leurs intérêts collectifs,
un risque pour leur emploi et leur avancement, bref
une régression sociale.
Le
service public devient alors dans l'opinion le protecteur
d'intérêts acquis et le levier par lequel
des catégories sociales politiquement plus fortes
et bien introduites dans l'Etat peuvent en obtenir d'autres
pour elles-mêmes. Les derniers conflits sociaux
nationaux en portent la marque, accusant ainsi non pas
le repli de l'Etat mais sa régression alors que
le service public est porteur d'un néo-corporatisme.
Pour beaucoup d'autres catégories de la population,
la notion de service public est de plus en plus ambiguë
et éloignée de sa conception jurisprudentielle
originelle.
On
assiste donc à une fragmentation de l'opinion
à propos de l'utilité, de la légitimité,
voire de l'équité d'une vaste sphère
de services publics. Ses défenseurs invoquent
leur nécessité républicaine et
leur caractère irremplaçable pour la collectivité.
Beaucoup s'en servent cependant comme d'un alibi pour
protéger les statuts et les identités
des personnels dans des visions catégorielles.
Bien qu'éloignées de l'intérêt
général, elles ne sont pas toujours en
quête de privilèges.
Ainsi
surgissent de nouveaux conflits sociaux et des rivalités
entre services publics qui n'ont rien à voir
avec l'émergence d'une économie de compétition
guidée par le marché mais qui veillerait
néanmoins à distribuer les fruits de la
croissance au profit de tous et les prémunirait
contre les aléas conjoncturels. L'exigence de
compétitivité globale de l'économie
est en effet accusée de compromettre la stabilité
et la garantie des revenus salariaux alors que la recherche
de la performance des services publics n'étant
pas présente dans les esprits n'apparaît
nécessaire qu'après leur privatisation.
Elle soulève alors de grandes difficultés
pour les gestionnaires des "ressources" humaines.
4
- Ces attitudes ont pour origine des évolutions
mal analysées
C'est
bien le droit applicable aux diverses activités
et non pas leur nature ni les formes d'organisation
qui conduisent à distinguer désormais
entre entreprise libre et responsable et service public
institutionnel défini et géré par
le pouvoir politique. La raison en est qu'il n'y a plus
d'activités économiques et sociales qui
par nature ne pourraient être assurées
que par exception au droit commun et dérogation
aux règles du marché en suivant les règles
canoniques du service public telles que le Conseil d'Etat
les a façonnées.
Il
s'agit de l'obligation faite à des organismes
d'assurer des services fondamentaux, (mais lesquels
parmi l'infinité des biens produits et services
rendus ?), l'obligation d'assurer la continuité
de ces services, de suivre le principe de l'égalité
pour les citoyens de ces prestations et de leur qualité,
de leur distribution symétrique, de s'en tenir
au principe rassembleur de la "satisfaction de l'intérêt
général"; Mais ce dernier concept n'est
pas définissable en droit et ne l'a pas été.
Quand
la Constitution prévoit que des organisations
productives qui "acquièrent les caractères
d'un service public" doivent être nationalisés,
et privatisés dans le cas inverse, à quelle
définition de ces caractères se réfère-t-elle
? Le Parlement n'en a pratiquement jamais débattu
et le Conseil constitutionnel ne s'est pas éloigné
de ceux que le Conseil d'Etat avait dégagés
empiriquement et de sa propre initiative.
En
réalité il n'est guère d'entreprises
concurrentielles qui ne tendent pas aujourd'hui à
assurer la continuité de leurs services, à
en péréquer les coûts entre les
catégories de consommateurs, les types de produits
et la diversité des territoires. La plupart se
soucient du bon fonctionnement du marché dans
lequel elles voient le meilleur garant de l'ordre public
économique et social, la satisfaction vraie de
l'intérêt général. Non pas
de celui déduit d'une idéologie politique
imposée par le fait majoritaire mais bien de
l'adhésion du consommateur et du producteur à
l'ordre marchand et social réalisé.
De
la même manière nombre de services publics,
notamment dénommés industriels et commerciaux,
sont de plus obligés de suivre les pratiques
du marché concurrentiel et de s'écarter
des impératifs de continuité, d'égal
accès et de péréquation des tarifs.
Quant à la réglementation, elle impose
à quelqu'entreprise que ce soit des obligations
de résultats, des obligations de moyens sans
pour autant les soustraire au marché concurrentiel
ni leur conférer le caractère institutionnel
du service public, en l'espèce le monopole. Celui-ci
reste néanmoins le moyen d'intermédiation
permanente et efficace du pouvoir politique dans les
relations entre le demandeur et l'offreur d'un service.
Les
obligations de service public n'en sont finalement que
dans la mesure où elles définissent des
obligations de résultats et que celles-ci sont
imposées par la puissance publique quel que soit
le statut de l'entrepreneur ou de l'organisme. Les exemples
en surabondent. Or, l'opinion persiste à considérer
que n'est un service public qu'un organisme public,
politiquement contrôlé, en charge d'un
monopole et ayant accès par la force aux ressources
des citoyens même si ceux-ci n'utilisent pas les
services en cause et en contestent l'efficacité.
.
En
raison de l'état de l'opinion et de la pratique
du service public par le pouvoir central, la définition
du service public est devenue institutionnelle et sociologique
plus que substantielle et politique. Il n'est plus perçu
comme un organisateur de la solidarité sociale
entre catégories de populations et d'activités
distinctes, entre des parties du territoire offrant
des conditions de vie très inégales. Or,
l'interdépendance sociale et territoriale maintenue
et régulée par l'Etat et les pouvoirs
démocratiques intermédiaires qui lui sont
associés, est le seul moyen d'échapper
au corporatisme centralisé et de réussir
l'arbitrage entre les fédérations d'intérêts.
hétérogènes et décentralisés.
5
- Ces attitudes et fragmentations de l'opinion ont des
conséquences politiques importantes.
Poussant
plus loin l'analyse, le service public est devenu un
mythe polysémique, une identité collective,
une entité sociale, un cadre juridique, un opérateur
idéologique: une institution dont la théorie
politique se dégrade et s'efface d'autant plus
que dans la société actuelle sa gestion
ne peut plus être exclusivement ni principalement
monopolistique. C'est l'effet le plus décisif
de l'intégration européenne et de l'intensification
des échanges dans le monde..
Il
en résulte qu'il n'y a plus de théorie
politique du service public claire et cohérente
et qu'elle est utilisée pour qualifier toutes
les activités que le pouvoir politique veut contrôler
plutôt que réguler par le contrat et la
police du marché
Il
en résulte encore que le service public n'est
plus aussi étroitement le serviteur de la volonté
et de la souveraineté nationales, elles-mêmes
érodées de plus par l'idée de subsidiarité,
le principe de l'Etat de Droit, l'émergence d'un
Etat européen supranational. Il n'est donc plus
considéré comme un organisateur de la
solidarité sociale, territoriale et nationale
malgré les affirmations du contraire.
L'Etat
est devenu fédérateur d'intérêts
collectifs organisés par le droit public ce qui
lui nuit pour arbitrer occasionnellement entre des interdépendances
sociales concurrentes. Elles rivalisent quand elles
le peuvent et les plus menacées ne peuvent y
résister si elles sont déstabilisées
par des ensembles de services publics politiquement
plus forts et plus aptes à l'affrontement avec
la nation, au travers notamment de leur contestation
de l'Etat.
Il
en résulte que le "service public" ne paraît
plus être l'instrument d'un pouvoir politique
qui se veut dépositaire de la souveraineté
nationale, garant du règne du Droit et inventeur
permanent de la cohésion sociale.
6
- La dimension juridique du service public reste néanmoins
très forte
Elle
survit à ces évolutions. La dogmatique
demeure. Elle confère au service public un privilège
de représentation sociale. C'est le droit, principalement
issu de la jurisprudence du Conseil d'Etat plus que
du Parlement qui affirme cette représentation
et construit la réalité institutionnelle
qui l'exprime. Mais cette représentation elle-même
devient "désobjectivée".. En témoignent
les critères de représentativité
retenus par la législation.
Aussi
bien se creusent la dichotomie entre la nation et la
classe politique, la désaffection des électeurs.
Ils perçoivent aussi que les collectivités
locales, particulièrement la commune, sont devenues
des créations imposées du droit public
alors qu'à l'origine elles géraient des
indivisions de droits purs et simples des personnes
et de leurs groupements selon des pratiques consensuelles
et contractuelles pratiquement tombées en déshérence
mais dont le Code civil et quelques coutumes survivantes
perpétuent la trace. Le droit public s'est substitué
au droit classique pour réguler des indivisions
initialement contractuelles évolutives et contrôlables
non pas par des "administrés", ni des "usagers"
mais par des citoyens, c'est-à-dire des êtres
sujets créateurs de droits et objets de la protection
du droit au plan local comme à celui de la nation.
La
notion de service public s'est voulue clef de voûte
d'un système explicatif global du fonctionnement
politique qui s'est en fait étendu à toute
l'action publique élargissant et complexifiant
les dérogations entre deux sociétés.
Pour l'une le droit de la concurrence et ses sanctions
sévères, celles du marché et du
juge, se substituent au droit administratif, pour l'autre
elle subit la pression de la Cour de Strasbourg qui
tend à détruire le droit administratif
et à promouvoir un droit commun unique pour les
Européens.
Ce
sont les juges qui mettent en évidence les "dérogations"
et en viennent désormais à pénaliser
des actes d'administration et leurs auteurs qui en détournent
l'effet. Mais est-ce bien au motif posé par la
Constitution qui dit que l'autorité judiciaire,
et non pas le "pouvoir" judiciaire, est gardienne des
libertés individuelles ? Serait-ce que le service
public au sens large serait devenu liberticide ? En
tous cas la dénonciation de la corruption démythifie
l'Etat et les services qui se réclament de son
imperium et de sa dignité.
7
- La crise entre libéralisme et service public
oblige à le redéfinir et à le légitimer
Cette
crise pénètre l'Etat au fur et à
mesure de l'apparition de nouveaux et inévitables
problèmes sociaux. Elle oblige à redéfinir
ce que le pouvoir politique entend par "service public".
Il s'agit de détruire l'amalgame abusif entre
les monopoles économiques et sociaux et les activités
régaliennes qui ne peuvent être assurées
par le marché. Elles sont très peu nombreuses
mais catégoriquement nécessaires à
toute communauté nationale qui se veut régie
par le Droit.
En
ce sens, le glissement de la notion de service public
vers celle de "service universel" tend à clarifier
la situation, à délimiter le champ d'intervention
des principes égalitaires. Elle se prête
à l'examen de l'opportunité, voire de
la nécessité d'imposer des obligations
de résultats plutôt qu'à laisser
s'exprimer les préférences et les aspirations
des citoyens par leur libre fréquentation du
marché.
Le
service universel rétablit l'"usager" du service
public dans sa dignité et sa qualité de
citoyen, d'autant plus que tenu de payer ce service
universel en tant que citoyen, il aura le droit de n'en
pas user ou d'en user, voire d'en rechercher un autre
plus performant. Enfin le service universel n'est pas
nécessairement voué à prendre le
statut de monopole. La notion peut aussi contribuer
à donner de la substance au concept de "gouvernance"
locale.
.
L'article
7 D du Traité d'Amsterdam reconnaît la
notion de services économiques d'intérêt
général. Cette notion n'ayant pas fait
l'objet d'une réflexion moderne et de fond, reste
un concept imaginable par le pouvoir politique tout
en restant encore indéfinissable en droit.. Une
nouvelle conception française du service public
déduite des idées exposées ci-dessus
aiderait à renoncer à une certaine exception
dont il n'est pas certain qu'elle bénéficie
aux Français eux-mêmes.
Il
faut donc reconstruire une théorie du service
public telle que les opportunismes corporatistes ne
pèsent plus aussi lourds dans la gestion publique
et sociale de la nation. Le service public en tant que
service rendu égalitairement et justement aux
citoyens doit être refondé pour redevenir
légitime et clairement exposé au contrôle
du marché et du juge.
Il
n'y a pas d'inconvénient à fixer en doctrine
que le service public est essentiellement et ne peut
plus être autre chose qu'un instrument de redistribution
politique et de régulation sociale palliant des
carences distributives plus que productives du marché,
atténuant les effets d'une concurrence avivée,
et émancipant les rémunérations
des producteurs des entropies du salariat. Ces carences
sont en fait indémontrables puisque par construction
le service public érigé en monopole interdit
qu'un autre organisme concurrent en fasse précisément
la démonstration.
La
logique distributive collectivise les risques de l'innovation
et les avatars de la concurrence et le repli du service
public assuré par l'Etat sur celle-ci l'aide
à empêcher que la mondialisation détruise
le droit des gens, le Droit mondial de l'Homme universel.
La logique distributive oblige aussi à délaisser
le concept intrinsèquement contradictoire de
"service public industriel et commercial". Il ne peut
pas être commercial puisque dérogeant à
la concurrence productive.
Cette
logique contraint aussi la puissance publique à
la décentralisation car les besoins à
satisfaire ne peuvent plus être uniquement et
de façon univoque définis par un pouvoir
central autoritaire, éloigné de la réalité
et de la diversité. On ajoutera que la notion
de "service universel" correspondant à une logique
distributive plutôt que productive, elle est plus
accessible aux collectivités locales. Celles-ci
ne peuvent prétendre rivaliser avec les entreprises
concurrentielles, tout au plus peuvent-elles leur donner
des logistiques territoriales nourricières de
leur développement.
.
La
refondation du service public doit aussi conforter la
démocratie locale et lui donner les moyens de
la justice et de la performance comme effacer son exclusive
dépendance de la classe politique pour y introduire
des partenaires d'autre statut. C'était l'esprit
du projet de loi référendaire de 1969
que précisément les LOADT réinsufflent
en prônant l'organisation territoriale des "pays"
sur des bases partenariales.
Seule
la décentralisation génératrice
de pouvoirs de substitution à ceux régis
par la relation exclusive centre-périphérie
peut faire échapper la réponse des pouvoirs
publics aux aspirations des citoyens par la standardisation
des multiples catalogues édités et ajoutés
les uns aux autres. Ils apportent des réponses
insuffisantes et retardent en fait voire obèrent
l'émergence des projets réalistes et innovants.
Il faut encourager une approche différenciée
des territoires et de leur population.
C'est
à partir de ces données que pourrait être
constitutionnalisé le concept de service public.
François
LEFEBVRE
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