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On
veut des sous ! On veut des augmentations de
salaires ! Tout le monde est d’accord !
Les salariés, les syndicats, et aussi les professions
libérales, les médecins, les avocats…Tout
le monde manifeste, même les flics et les gendarmes !
Et obtient quelque chose…Pour les uns, c’est 1 000
francs par mois, pour d’autres ce sont quelques points
de pourcentage, une prime, une augmentation de tarif
ou de prix. Moi, je propose 40 %. Quarante pour cent
d’augmentation de revenu pour tous ceux qui travaillent !
Démagogique ?
Non, tout à fait sérieux, réaliste
et réalisable ! Comment est-ce possible ?En
adoptant en France le système libéral
tel qu’il est appliqué par exemple aux Etats-Unis.
En
France, le salaire mensuel médian est de 11
500 francs brut actuellement ou 1 753 €, soit 9 112
francs net ou 1 389 €… selon la curieuse présentation
qui prévaut depuis une cinquantaine d’années !
En effet, quel est le véritable montant d’un
salaire ? C’est en fait ce qu’on appelle improprement
le coût total employeur, c’est à
dire :le salaire brut plus les cotisations
dites patronales, ici à 4 612 francs
ou 703 €, ce qui fait un véritable salaire
de 16 112 francs ou 2 455 €.
En
effet, le salaire est pour l’entreprise la rémunération
d’un travail effectué par le salarié,
évidence que tout le monde oublie, ou presque…
Pour l’entreprise c’est un coût, c’est à
dire, ce que lui coûte au total ce salarié,
toutes charges comprises, ce qu’on persiste à
appeler, le coût total employeur.
La
dissociation entre les cotisations du salarié
censé payer ses propres cotisations et les
charges patronales de l’employeur censées contribuer
à leur financement est purement fictive !
C’est une manifestation de plus de l’idéologie
socialiste du partage.
Les
entreprises ne contribuent pas à aider
les salariés ! Elles supportent des charges
de personnel qui correspondent au véritable
salaire de leur personnel.Libre ensuite aux salariés
de dépenser leur salaire comme ils l’entendent!
En
fait, la législation française interdit
aux entreprises de verser à leurs salariés
la totalité de leur salaire, et les oblige
à payer des services que les salariés
n’ont pas nécessairement demandés, fournis
par des monopoles étatiques (la Sécurité
sociale, les Assedics, les caisses de retraite), alors
que des entreprises privées, des compagnies
d’assurance en particulier, pourraient fournir les
mêmes services à un coût moindre.
La
société Michelin avait voulu faire preuve
de pédagogie en remplaçant le mot salaire
par l’expression : "prix que les clients
acceptent de payer pour rémunérer votre
travail".. En effet, ce n’est pas le patron
d’une entreprise qui fixe le prix de vente d’un
produit, mais le marché, donc finalement le
client qui accepte ou pas de payer un certain prix
pour le service qu’il acquiert. Ce sont donc les clients
qui déterminent la rémunération
des salariés qu’ils trouvent équitable,
en considération de leur travail fourni. Sur
la plainte d’un syndicat, le société
Michelin a été condamnée par
les tribunaux et a été contrainte de
se conformer aux expressions habituelles.
Qu’en
est-il aux Etats-Unis ?
Le
dispositif est quelque peu différent :
les assurances santé ne sont pas toujours obligatoires
mais les salariés les souscrivent généralement,
et les impôts, payés à la source,
incluent une assurance chômage et un régime
de retraite par répartition. Quatre déductions
sont effectuées, pour financer, la Sécurité
Sociale, Medicare, les impôts de l’Etat
fédéré et de l’Etat fédéral.
Quelques petites précisions…
1 Les
salariés américains peuvent bénéficier
du système d’assurance santé que leur
employeur a négocié avec certaines compagnies
d’assurance. Ils disposent ainsi de conditions plus
avantageuses que celles qui sont généralement
proposées aux particuliers par d’autres compagnies
d’assurances privées. Le système en
vigueur n’est donc généralement pas
obligatoire. Par principe, les salariés
ont la possibilité de choisir leur assurance
santé pour eux mêmes et pour leur famille.
2 Medicare :
les retraités américains bénéficient
gratuitement de l’équivalent de notre Sécurité
Sociale. Le financement de ce dispositif est assuré
par un prélèvement sur tous les salaires.
3 Les
impôts sur le revenu, équivalents à
notre I.R.P.P., sont prélevés à
la source. Ils sont variables en fonction du niveau
de revenu (comme en France, ils sont malheureusement
progressifs).
Ces
impôts permettent de financer les services de
l’Etat fédéral et des Etats fédérés,
comme par exemple la défense, la justice, la
police… qui sont généralement efficaces .
Ces impôts financent également l’éducation :
l’enseignement, primaire et secondaire, est public
et gratuit, et un système de bourses généreux
permet aux jeunes américains démunis
de faire des études dans des universités
de réputation mondiale, ce qui est loin d’être
le cas en France ! Les impôts d’Etat financent
également : a) le système obligatoire
d’assurance chômage qui permet à tous
les salariés Américains de percevoir
l’équivalent de leurs derniers salaires pendant
trois mois après la date de leur licenciement;
b) le système public de retraite, obligatoire
lui aussi, dit par répartition, qui assure
à tous les salariés américains
une retraite confortable, proportionnelle à
leurs anciens salaires, et même avec certaines
dispositions plus avantageuses que le système
français, comme par exemple celles qui
permettent à la veuve d’un salarié de
bénéficier de la totalité de
la pension de son mari après son décès.
Aux
Etats-Unis, les Etats fédérés,
les entreprises, et les salariés, disposent
toujours d'une grande liberté. Il n'y a pas
un système unique de protection sociale, mais
une infinité de solutions possibles car tous
les partenaires sont libres de conclure les accords
qu'ils souhaitent. Prenons un exemple typique inspiré
du cas réel d'un salarié américain,
cadre supérieur. Nous pouvons estimer ses impôts
à 6 % pour l'Etat fédéré
et à 14 % pour l’Etat fédéral.
Les déductions opérées sur sa
paie sont alors les suivantes
| |
|
|
|
|
| |
Sécurité
Sociale |
|
6,20
%
|
|
| |
Medicare
|
|
1,45%
|
|
| |
Impôt
de l'Etat |
|
6%
|
|
|
Impôt
fédéral |
|
14%
|
|
| |
|
|
|
|
| |
Total
|
|
27,65
%
|
|
|
|
Soit
un total de ces déductions de 27,65 % laissant donc
un revenu disponible de plus de 72 % par rapport au
salaire de base. C'est encourageant et motivant de
travailler car ça vaut le coup : ça paie ! aux Etats-Unis,
du moins…
Un
Américain à Paris
En
transposant cet exemple américain en France, et en
globalisant les impôts d'Etat, nous obtenons le bulletin
de salaire suivant, pour notre salarié français médian
:
Feuille
de paie
|
|
FRF
|
|
|
€
|
|
|
|
Salaire
brut
:
|
|
|
|
16
112
|
|
|
2
455
|
|
Déductions
:
|
%
|
|
|
|
|
|
|
|
Sécurité
Sociale
|
6,20
|
998
|
|
|
152
|
|
|
|
Medicare
|
1,45
|
233
|
|
|
35
|
|
|
|
Impôts
de l'Etat
|
20,00
|
3
222
|
|
|
491
|
|
|
|
Total
des déductions
|
|
4
453
|
|
|
678
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Salaire
net
|
|
|
|
11
659
|
|
|
1
777
|
|
Dans
le système français actuel le salarié ne perçoit que
9 112 francs ou 1 389 € net, sur lesquels il faut
retrancher encore l'impôt sur le revenu (I.R.P.P.)
que l'on peut évaluer à 10 % du salaire net ; cela
fait donc un revenu disponible après impôts de 8 200
francs ou 1 250 €.
Si
le système américain était appliqué en France, ce
salarié toucherait donc chaque mois 3 459 francs de
plus ou 1 527 €, soit une augmentation de 40 % par
rapport à son salaire actuel !
Ce
n'est pas utopique ! Ce n'est pas révolutionnaire,
c'est libéral ! C'est le système qu'ont adopté 280
millions d'Américains… et ça marche !
A
cela, il faut ajouter que les Américains disposent
d'un niveau de revenus supérieur aux Français. Ils
paient peu de taxes ou impôts locaux (sur l'habitation),
peu de droits de succession. L'équivalent de notre
T.V.A. est au taux de 8 % généralement, ce qui entraîne
un pouvoir d'achat supérieur de 10 % environ, toutes
choses égales par ailleurs, par rapport à la situation
que nous subissons. Les autoroutes sont gratuites,
le litre d'essence coûte environ 2,20 francs soit
0,33 €. Ils peuvent surfer sur Internet gratuitement
aussi longtemps qu'ils le veulent car les communications
téléphoniques locales sont gratuites, c'est à dire
inclues dans le forfait de l'abonnement ; ils peuvent
passer des commandes sur le web, exonérées de taxe
(à 8 %, correspondant à notre T.V.A.)…
Un
Français en Amérique
Dans
le système français, en globalisant les cotisations
dites du salarié et de l'employeur, pour chacun de
ces postes, les pourcentages de déductions à appliquer
seraient alors les suivants :
| Sécurité
Sociale |
|
18
%
|
|
Retraite
|
|
15
%
|
|
Chômage
|
|
6
%
|
|
Total
|
|
39
%
|
|
|
Conclusions
: la Sécurité Sociale coûte proportionnellement trois
fois plus cher en France qu'aux Etats-Unis, et 21
% de prélèvements n'assurent en France que le seul
financement de l'assurance chômage et des retraites,
alors que les Américains, par ce même pourcentage
de prélèvements, paient en même temps leurs impôts
sur le revenu !
Nous
obtenons donc un total des prélèvements sur le salaire
de 39 % plus 10 % d'impôt sur le revenu, soit 49 %,
que l'on peut allègrement arrondir à… 50 %, en ajoutant
par exemple la taxe sur l'audiovisuel pour compenser
cette petite majoration...
Le
total de ces déductions atteint donc 50 % du véritable
salaire de base si l'on applique le système français
… contre 27,65 % aux Etats-Unis !
Le
revenu effectivement disponible après impôts est donc,
par rapport au salaire de base, de 50 % en France
et de 72 % aux Etats-Unis…
Ce
surcoût est le prix que des millions de salariés paient
chaque mois pour financer un régime social inefficace
mais largement défendu par les partis politiques,
les syndicats, et d'autres organisations qui donnent
ainsi la possibilité à un certain nombre de personnes
amies et alliées de vivre confortablement de ces ressources
collectées par la contrainte publique aux dépens des
salariés…
C'est
là le résultat de l'organisation sociale qui a été
mise en place après la Libération, sous l'influence
du Parti Communiste qui représentait alors 25 % du
corps électoral, pérennisée et même renforcée pendant
un demi siècle sous l'influence grandissante du Parti
Socialiste et avec l'accord et le soutien des autres
partis de gouvernement. Il
correspond donc à la volonté constante de l'ensemble
des Français, qui y sont paradoxalement très attachés
(pour plus des deux tiers).
Ainsi,
un salarié français conserve moins de la moitié de
ce qu'il gagne et le reste est redistribué. Cette
dérive socialisante est grave car elle incite à penser
que le montant du salaire dépend non pas du travail
effectif du salarié, c'est à dire du marché, mais
d'un mécanisme étatique de redistribution. Inversement,
il paraît légitime de recevoir en compensation des
revenus ou des prestations gratuitement, c'est à dire
sans fournir de travail ! C'est déjà presque le communisme,
à chacun selon ses besoins, c'est en tout cas du socialisme
bien réel !
La
France va ainsi vers davantage de socialisme, alors
que tous les autres pays vont dans l'autre sens :
vers le libéralisme !
Que
faudrait-il faire pour libéraliser le travail en France
?
Il
suffirait pour cela de : 1.supprimer l'obligation
pour les salariés de cotiser à la Sécurité Sociale,
aux Assedics, et aux caisses de retraite; 2. laisser
libres les salariés de choisir leur assurance santé,
leur assurance chômage, et le financement de leur
retraite, en utilisant pour cela les services libres
du marché, en leur disant : Si vous voulez continuer
à bénéficier de la Sécurité Sociale, restez-y ! Si
vous voulez choisir une autre compagnie d'assurance,
faites le ! Vous êtes libres !
Les
salariés ne seraient alors amenés qu'à payer les impôts
de l'Etat pour financer les seuls services qu'il doit
rendre de façon à assurer la paix intérieure (police
et justice) et extérieure (armées) et quelques autres
services publics réduits de façon à faciliter l'activité
économique et la vie en société. En prenant pour base
les données des Etats-Unis, ces seules dépenses devraient
représenter 5 à 10 % des revenus. Le bulletin de salaire
d'un Français moyen devrait ainsi se présenter, au
pire (en adoptant un taux de 10 %), de la façon suivante
:
|
|
|
FRF
|
€
|
|
Salaire
brut
|
|
16
112
|
2
455
|
|
Impôts
de l'Etat
|
10
%
|
1 611
|
245
|
|
Salaire
net
|
|
14
501
|
2
210
|
|
|
Alors
qu'actuellement ce salarié perçoit 8 200 francs, 1
250 €. Edifiant !
Dans
ce domaine comme dans d'autres, le libéralisme produirait
alors ses effets positifs : les coûts baisseraient
et les services s'amélioreraient… au détriment de
ceux qui profitent actuellement indûment de ces monopoles
étatiques que sont la Sécurité Sociale, les Assedics
et les caisses de retraite. Un impôt au taux moyen
de 10 % serait alors considéré comme un prix acceptable
des prestations collectives fournies par l'Etat qui
assure ainsi la sécurité et la paix à l'intérieur
comme à l'extérieur (surtout après les attentats du
11 septembre) et divers autres services liés à la
vie dans une communauté complexe, et non pas comme
un impôt injuste et pénalisant.
Globalement
négatif
Si
le système actuellement en vigueur aux Etats-Unis
a peu de chances d'être mis en œuvre à court terme
en France, il serait souhaitable, possible et indispensable,
au moins, de simplifier le traitement de la paie,
ne serait-ce que pour en diminuer le coût de gestion
pour les entreprises ! Il suffirait alors de globaliser
les cotisations faussement dissociées entre les salariés
et leur employeur.
Le
total des déductions, Sécurité Sociale 18 %, retraite
15 %, chômage 6 %, est de 39 %. L'Etat pourrait participer
lui aussi à cet effort de simplification et prélever
l'impôt à la source, comme dans la plupart des pays
développés, ce qui réduirait le coût de la collecte
de l'impôt. En continuant à prélever 10 %, le total
des retenues à opérer serait donc de 39 + 10 soit
49 %, arrondi à 50 % comme indiqué précédemment. Le
bulletin de paie serait alors réduit à sa plus simple
expression
Feuille
de paie
|
|
FRF
|
€
|
|
Salaire
brut
|
|
16
100
|
2
454
|
|
Déduction
|
50 %
|
8
050
|
1
227
|
|
Salaire
net
|
|
8
050
|
1
227
|
|
|
Les
entreprises pourraient alors payer directement la
Très Grande Caisse Publique chargée de répartir ces
sommes ainsi collectées, à charge pour elle de les
distribuer aux différents organismes publics, au lieu
de faire faire ce travail aux entreprises, sans même
les rétribuer pour cela ! Les hommes politiques, créateurs
et finalement gestionnaires de cette Très Grande Caisse
Publique avec leurs camarades syndicalistes, pourraient
alors facilement expliquer aux personnes qui travaillent,
qu'en leur retirant plus de la moitié de leurs revenus,
ils deviennent ainsi plus riches dans une économie
plus prospère dans une société plus juste et plus
harmonieuse…
Remarques
finales.
Les
entreprises pourraient alors payer directement la
Très Grande Caisse Publique chargée de répartir ces
sommes ainsi collectées, à charge pour elle de les
distribuer aux différents organismes publics, au lieu
de faire faire ce travail aux entreprises, sans même
les rétribuer pour cela ! Les hommes politiques, créateurs
et finalement gestionnaires de cette Très Grande Caisse
Publique avec leurs camarades syndicalistes, pourraient
alors facilement expliquer aux personnes qui travaillent,
qu'en leur retirant plus de la moitié de leurs revenus,
ils deviennent ainsi plus riches dans une économie
plus prospère dans une société plus juste et plus
harmonieuse…
1
Cette petite réflexion partant de l'exemple concret
de ce salaire médian rejoint les conclusions d'autres
études plus sophistiquées portant par exemple sur
les salaires des cadres menées par des organismes
qui disposent de moyens d'investigation plus importants.
D'après
ces études, les salariés américains conservent environ
72 % de leur salaire. Pour la France, ce même salaire
disponible après impôts est de 46 %. Ces résultats
seraient donc encore plus désavantageux en réalité
pour les salariés français. Ces travaux sont corroborés
par des études macro-économiques qui aboutissent à
des prélèvements obligatoires de l'ordre de 34 % aux
Etats-Unis pour l'ensemble de l'économie comme pour
les salariés, compte tenu des taxes des Etats fédérés
à 8 % environ (l'équivalent de notre T.V.A.). Les
salariés américains conservent donc les deux tiers
de leur pouvoir d'achat.
En
tenant compte de notre T.V.A. à 19,6 %, si l'on considère
que le salarié français moyen dépense la quasi-totalité
de son salaire, il ne lui reste plus que 36 % de son
véritable salaire initial, en espérant que sa voiture
ne consomme pas trop d'essence ! Les salariés français
ne conservent donc qu'un gros tiers de leur pouvoir
d'achat ! Presque les 2/3 du salaire partent dans
divers prélèvements sociaux, et ça ne suffit pas,
car tout le monde réclame encore davantage de moyens
pour l'enseignement, la santé, la justice, les chômeurs,
etc.
2.
Allocations Familiales. Dans
un souci de simplification certains calculs ont été
réalisés en faisant abstraction des retenues servant
à financer les Caisses d'Allocations Familiales par
les entreprises, ce qui permet de raisonner sur un
taux constant de prélèvement des impôts de 10 % calculé
sur le salaire brut comme sur le coût total employeur,
ce qui explique les différences (négligeables) dans
certains résultats. Le prélèvement est de 5,40 % sur
le salaire brut soit 621 francs ou 94 € pour le salarié
médian. C'est le Parti Communiste qui a été à l'origine
de ce dispositif à la Libération pour faire payer
aux patrons les aides aux familles nombreuses ouvrières.
Ces prestations, qui ne se justifient plus actuellement
sous cette forme, devraient être inclues dans les
impôts de l'Etat au titre de la solidarité nationale.
Si
l'on réintroduit ce prélèvement, on arrive donc aux
mêmes chiffres que les études précitées, soit 46 %
du salaire disponible après paiement de l'impôt sur
le revenu. Les résultats de ces études sont donc corrects,
fiables et concordants.
3.
Par ailleurs, le budget de l'Etat fédéral des Etats-Unis
est excédentaire, ceux des Etats fédérés sont obligatoirement
équilibrés. L'Etat fédéral a même remboursé au cours
de l'été 2001 à chaque ménage américain qui a payé
des impôts $600 correspondant à des excédents ! …
alors que ces ménages bénéficient déjà de diverses
dispositions fiscales réduisant leurs impôts quand,
propriétaires, ils remboursent leurs prêts pour acheter
leur maison et quand ils donnent de l'argent à des
œuvres caritatives… Le financement des retraites des
Américains est normalement assuré dans les années
à venir pour faire face aux dépenses prévisibles du
papy boom. Les fonds de pension, non étudiés ici,
constituent un dispositif qui avantage encore la situation
des salariés américains, en leur donnant la possibilité
d'investir une partie de leur salaire dans des actions
abondées par leur entreprise, avec des dispositions
fiscales avantageuses. Les compagnies privées d'assurances
santé ont des comptes bien entendu bénéficiaires puisque
ce sont des entreprises privées.
En
France, les budgets de ces administrations publiques
fournissant des services équivalents sont tous déficitaires
et rien n'a encore été décidé pour faire face à l'afflux
prochain des retraités…
4.
Les salariés ne sont pas seuls à être dans l'obligation
de verser des cotisations sociales aux organismes
sociaux… les membres des professions libérales, les
artisans, les agriculteurs, et autres entrepreneurs
individuels ou indépendants sont dans une situation
identique qui est même souvent pire pour eux : ils
paient encore plus cher pour avoir droit à des prestations
moins avantageuses !
5
. Le Medef que certains accusent d'être trop libéral
(!) a amorcé à l'été 2001 un revirement d'attitude
sur ce problème des assurances santé, en se désengageant
de la gestion des Caisses de la Sécurité Sociale…
sans toutefois revendiquer une pleine et entière liberté
de choix des assureurs.
6.
Les Américains disposent donc généralement de prestations
sociales au moins aussi avantageuses que les nôtres,
surtout si l'on tient compte des différences de niveau
de revenu, et à un moindre coût relatif.
Les
structures sont fortement décentralisées aux Etats-Unis.
Il y a donc beaucoup de différences d'un Etat à un
autre, et d'une entreprise à une autre. Certains Etats
fédérés ne prélèvent même pas d'impôts pour attirer
les investisseurs et stimuler l'activité ! La réglementation
peut même varier d'un comté à un autre, d'une ville
à une autre… Une certaine concurrence règne entre
les Etats fédérés, les comtés, les villes, c'est ça
le libéralisme efficace appliqué dans une grande nation
! L'Union Européenne pourrait s'en inspirer au lieu
d'effacer les disparités nationales ou régionales…
Il
est donc difficile et même illusoire de vouloir faire
une étude exhaustive sur les différences entre les
conditions des salariés américains et français, du
fait des disparités importantes qui existent aux Etats-Unis
grâce à cette liberté. Ce petit tour d'horizon a pour
but de montrer que ce n'est pas un pays de sauvages
où règne un libéralisme débridé et inhumain comme
on veut le faire croire en France… Il s'agit ici d'essayer
de donner quelques idées : réduire la feuille de paie
à sa plus simple expression… pour voir !
Donc,
résultat de ce match France / Etats-Unis.
En
travaillant, les salariés américains conservent plus
de 72 % de leur salaire, les Français, moins de 50
% …
Les
Américains conservent les 2/3 de leur pouvoir d'achat,
les français le tiers seulement !
Le
dispositif fiscal et social américain, très libéral,
est très performant et incite les gens à travailler
pour en tirer des revenus… et des satisfactions. En
France, c'est le contraire, les services publics ont
des coûts très élevés, une faible efficacité, et par
leur importance, découragent les initiatives et incitent
à la passivité, à l'expatriation ou à… des sursauts
de révoltes sporadiques.
Il
est quand même surprenant de constater que le niveau
de culture économique des Français soit aussi faible,
et surtout, que leur aptitude à raisonner sur des
problèmes économiques aussi simples soit proche du
zéro absolu ! Cette petite réflexion sur un bulletin
de salaire n'est pourtant pas bien compliquée !
Un
encéphalogramme dramatiquement plat ne présage rien
de bon…
Les
théories économiques et l'exemple des Etats-Unis qui
appliquent un libéralisme cohérent sont pourtant clairs
et concordants : le libéralisme est le système le
plus performant sur le plan économique et assure par
la liberté et le respect des droits des autres, la
prospérité générale et un certain humanisme.
Jean-Pierre
CHEVALLIER
Economiste
Agrégé
de l'Université
Les
professeurs ont toujours beaucoup à apprendre de leurs
étudiants : cet article a été réalisé grâce à des
informations fournies par Philippe Maussenet qui m'a
d'ailleurs obligeamment prêté Business for dummies…
Merci.
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