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La
facilité à traverser les frontières nationales,
nouvellement acquise par les fonds d'investissement, oblige les
hommes de l'Etat à se plier à une discipline fiscale
inédite, sous peine de voir emplois, capital et entrepreneurs
fuir vers d'autres contrées l. Cela s'appelle la "concurrence
fiscale" et dans ce processus, les Etats-Unis sont le plus
grand gagnant au monde.
La
modestie relative du fardeau fiscal aux Etats-Unis, combinée
à une certaine discrétion garantie aux étrangers
qui veulent échapper à l'oppression fiscaliste, contribue
à attirer plus de 9 000 milliards de dollars d'investissement
étranger dans l'économie U. S (1).
Cet afflux est une source majeure de la prospérité
américaine parce que l'argent est mis au travail pour le
compte de la nation et qu'il amène davantage d'emplois, des
niveaux de vie plus élevés et ueprospérité
générale.
Naturellement, la concurrence fiscale ne plaît pas aux Etats
extrémistes du fiscalisme. Les politiciens européens,
par exemple, sont furieux que leurs sujets fassent passer leur argent
dans des pays plus raisonnables comme la Suisse et les Etats-Unis.
Ils ont même un plan à eux - la "Directive
sur l'imposition des revenus de l'épargne" de l'Union
Européenne - qui leur permettrait d'infliger leurs taux d'imposition
écrasants aux revenus gagnés dans des pays comme les
Etats-Unis.
C'est là une idée dangereuse. Car en fait, ce que
l'UE veut faire c'est vassaliser les institutions financières
américaines pour les forcer à servir de collecteurs
d'impôts pour le compte des Etats-providence européens.
En outre, l'UE s'ingère dans la politique fiscale des Etats-Unis
en demandant à l'Organisation Mondiale du Commerce de condamner
certaines dispositions du code U. S. des impôts parce qu'elles
favorisent trop la concurrence fiscale. Si on le mettait en oeuvre,
cette initiative - la "directive sur l'imposition de l'épargne"
porterait atteinte au Droit qu'ont les Etats-Unis de fixer leur
propre politique d'imposition.
Les Etats-Unis doivent combattre ces projets. Malheureusement, il
y a au Treasury Department et à l'IRS des bureaucrates qui
veulent apporter leur pierre au sauvetage des économies européennes
qui croulent sous les impôts. Il y a près d'un an,
l'IRS a proposé une réglementation (REG
126100-00 ) qui forcerait les banques américaines à
rapporter le revenu d'intérêt qu'elles reçoivent
de la part des étrangers non résidents. Le but de
cette réglementation était d'aider les hommes de l'Etat
étranger à confisquer une partie de l'argent gagné
aux Etats-Unis.
Ce serait là une erreur majeure. Les Etats-Unis n'ont pas
d'intérêt commun avec les Etats extrémistes
du fiscalisme. On comprend que les hommes d'un Etat fiscaliste,
incapable de faire face à la concurrence, tentent de mettre
sur pied un cartel fiscal pour étrangler la concurrence.
Après tout, les pays extrémistes du fiscalisme connaissent
l'évasion fiscale et la fuite
des capitaux comme celle des cerveaux.
Prenez la France : d'après les hommes de l'Etat français,
il y a 25 000 contribuables - une grande partie des travailleurs
les plus talentueux du pays - qui quittent la France chaque année
pour des raisons fiscales. En outre, l'évasion fiscale y
atteint le niveau de 17 %, plus élevé que dans la
plupart des pays développés. De nombreuses études
ont aussi montré que plus de la moitié de l'économie
parallèle en France ne cherche qu'à échapper
aux impôts, et que l'évasion fiscale est largement
pratiquée. Avec un fardeau fiscal de 45.5 % du PIB (et un
taux maximum d'imposition sur le revenu de 54 % en plus d'une TVA
de 19 % en moyenne), ce n'est guère surprenant.
Pour prévenir une érosion supplémentaire de
sa base d'imposition, la France a deux options : la première
est d'abaisser les taux d'imposition. C'est ce que le gouvernement
irlandais a fait dans les années 1980, en imitation des "Reaganomics".
L'approche irlandaise a été un grand succès,
puisque le niveau de vie des Irlandais est désormais le deuxième
de l'Union européenne.
La deuxième possibilité pour la France est de se servir
de bureaucraties internationales comme l'UE pour détruire
la concurrence fiscale. Sans surprise, c'est le choix qu'elle a
fait, et non seulement elle, mais d'autres Etats extrémistes
du fiscalisme tels que l'Allemagne et la Suède. Ces régimes
voudraient sauver leurs systèmes d'imposition tyranniques
en se donnant le pouvoir de taxer le revenu au-delà de leurs
frontières. Cela exigerait un cartel fiscal au niveau mondial
et l'élimination systématique de la vie économique
privée.
Or, ce cartel fiscal aurait un effet dévastateur sur l'économie
U. S. Une étude faite par le Center
for Freedom and Prosperity montre comment les projet de Gleichschaltung
fiscale internationale porterait atteinte à l'avantage concurrentiel
des Etats-Unis. Une bonne partie de l'investissement étranger
est attirée par les taux d'imposition raisonnables qui y
règnent. A peu d'exceptions près, les hommes de l'Etat
n'y imposent pas les revenus d'investissement des non-résidents,
et ne rapportent pas ces revenus aux hommes des Etats étrangers.
Ces impôts raisonnables , et cette discrétion financière,
font des Etats-Unis un véritable paradis fiscal pour les
contribuables dans l'ensemble du monde.
Si l'UE l'emporte, l'économie US perdra capitaux et investissements
parce que les hommes de l'Etat étrangers auront acquis le
pouvoir de taxer des revenus gagnés aux Etats-Unis. L'économie
américaine en souffrira, à un moment où elle
a le plus besoin de capital étranger. Au minimum, un cartel
fiscal européen ferait perdre au pays quelque 1 000 milliards
de dollars. Ce qui se traduirait pas moins d'emplois pour les Américains,
et moins bien rémunérés. Pour le bien des contribuables
américains, le Président Bush doit s'opposer à
la "directive sur l'imposition de l'épargne" de
l'Union Européenne.
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NOTE
1
- Cf. European Union, European
Competitiveness Report 2001, Brussels, November 2001.
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