| |
NOTES
Titre
original : " Schöne neue Zeichengeldwelt ".
Publié en tant que postface du livre de M.N. Rothbard, Das
Schein-Geld-System,
Gräfelfing : Resch, 2000, pp. 111-154. Traduit par Nathalie
Hülsmann.
- -
La monnaie-signe est une espèce particulière de la monnaie
à cours forcé (en anglais : Fiat money). Elle se
caractérise d’un côté par le fait qu’elle ne peut
être employée dans aucun autre but que celui de l’échange
indirect. C’est bien une quantité de signes. En raison de cet
attribut, elle ne peut apparaître spontanément sur le marché.
Elle ne peut apparaître que par la contrainte de l’Etat et ne
peut être maintenue en circulation que par lui. D’un autre côté,
la monnaie-signe peut être multipliée à volonté
puisqu’elle n’est liée à aucune chose physique. Le caractère
immatériel de la monnaie-signe est visible sous sa forme la plus
pure dans les comptes entretenus par les autorités monétaires,
où les montants inscrits peuvent être multipliés
par un simple passage d’écriture. Le papier-monnaie est une
sorte de monnaie-signe au caractère moins pur mais bien plus
répandu. Toutes les monnaies nationales actuelles sont de la
monnaie-signe ; elles sont offertes par leurs producteurs sous
forme de billets émis par la banque centrale ou de comptes à
vue auprès de la banque centrale – étant bien entendu
que dans le cas des comptes à vue, la forme technique sous laquelle
le dépositaire en dispose, ne joue aucun rôle (débit
automatique, grâce à une souris sur une page Internet…)
- -
Cf. Rothbard (Wall Street, Banks and American Policy. Auburn,
Ala. : Mises Institute, 1995, P. 53 et suiv.) Une autre source intéressante
sur ce thème est le livre du député auprès
de Congrès américain Ron Paul (The Ron Paul Money Book.
Lake Jackson : Ron Paul& Associates, Inc. 1991, P. 221 et suiv.).
Paul cite entre autres les Européens suivants pour qui ont
la banque centrale européenne est considérée comme
un premier pas vers une banque et une monnaie mondiale unique: Giovanni
Agnelli, Karl Carstens, Jacques Delors, Wim Duisenberg, Valéry
Giscard d’Estaing, Wilfried Guth, Max Kohnstamm, H.L. Merkle, Helmut
Schmidt et Hans-Jochen Vogel..
- -
L’économiste français Pascal Salin (L’unité
monétaire européenne, au profit de qui ? Paris :
Economica ,1979) fut l’une des rares exceptions, tout comme son
homologue allemand H. H. Lechner (Währungspolitik. Berlin :
de Gruyter, 1988).
- -
Cf. les travaux de Roland Baader: Fauler Zauber (Gräfelfing/
Resch Verlag, 1997) et Die Euro-Katastrophe (Berlin : Anita
Tykve Verlag, 1994).
- -
Cf. Les excellents travaux de Murray Rothbard : Wall Street, Banks and
American Foreign Policy (Auburn, Alabama / Mises Institute, 1995) et
The Case against the Fed (Auburn, Alabama / Mises Institute, 1994).
|

|