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Permettez-moi,
tout d’abord, de me présenter. Je suis polytechnicien
et docteur
en informatique. J’enseigne l’informatique fondamentale,
c’est à dire les mathématiques de l’informatique
à l’Université d’Aix-Marseille III.
Je
le précise parce que je serai amené à
parler de questions scientifiques maintes fois débattues,
en particulier la question de l’effet de serre.
Je
suis venu vous parler de mon ouvrage intitulé
L’Empire Ecologique , paru en décembre
98 et qui traite de l’écologie dans ses principales
dimensions, à l’exception notoires des aspects
juridiques et éducatifs.
Au
cours de cette conférence, je vais vous montrer
comment et dans quel but la politique et les thèmes
écologiques s’articulent avec les deux phénomènes
politiques majeurs de la dernière décennie
et de la fin du siècle, à savoir la perestroïka
et l’émergence du nouvel ordre mondial.
Les
questions écologiques sont des questions fondamentales
qui touchent à tous les domaines : domaine
économique, politique, constitutionnel, financier,
voire éthique et religieux. Il s’agit donc pour
moi d’une question véritablement centrale, qui
reprend certaines idées libérales mais
qui déborde très au-delà de ce
seul cadre.
Tout
d’abord, dans la première partie de cette intervention,
je vais vous parler des objectifs soutenus par les élites
post-communistes qui sont restées en place malgré
la disparition du communisme et l’effondrement du mur
de Berlin, et qui se retrouvent aujourd’hui intégrées
dans l’ensemble des élites dites mondialistes,
en place au coeur des institutions internationales.
Vous noterez la différence entre mondialisme
et mondialisation. Je conserve le terme de mondialisme
pour décrire l’émergence de forces politiques
au niveau mondial. Je réserve le terme de mondialisation
pour l’émergence d’un marché global
et d’institutions économiques et financières
globales.
La
situation politique du dernier quart de ce siècle
a été marquée par la chute du mur
de Berlin, et simultanément par l’instauration
d’un "Nouvel ordre mondial" voulu par le président
Georges Bush. J’estime que l’analyse de ces deux phénomènes
est restée très incomplète. En
effet, aucune explication réelle du phénomène
de la perestroïka n’a été donnée.
Par ailleurs, les objectifs précis de la mondialisation
et du mondialisme sont restés très flous.
Autrement dit, nous sommes à l’heure actuel dans
un vide conceptuel absolu; vide qui touche aux deux
éléments principaux de la vie politique
mondiale de cette fin de siècle. Ce sont ces
éléments que je vais mettre en lumière,
en prenant comme fil conducteur l’écologie.
En
ce qui concerne le mondialisme, je m’appuierai exclusivement
sur les textes officiels des institutions internationales
– et ils sont extrêmement nombreux -, comme Our
Global Neighbourhood
(1995 - Oxford University Press), un rapport
de la Commission
sur la gouvernance globale (Commission
on Global Governance). C’est une commission mise
en place sous l’égide de l’ONU qui comprenait
des gens éminents et de très haut rang,
en particulier Jacques Delors, à ce moment là
Président de la Commission européenne.
Par
ailleurs, nous nous référerons Ethics
and Spirituals Values, rapport rédigé
par la Banque
mondiale, centré sur les valeurs éthiques
et spirituelles pour un développement durable;
c’est à dire pour un développement écologiquement
sain, ou tout du moins prétendu tel.
Enfin,
et non des moindres, un document issu de la conférence
de Copenhague, organisée par les Nations
unies (Sommet mondial pour le développement
social, du 6 au 12 mars 1995), qui s’intitule Les
Dimensions Ethiques et Spirituelles du Développement
Social .
Pour
les références à la perestroïka,
je m’appuie également sur des documents publics,
qui n’ont pas la même autorité puisqu’ils
n’ont pas l’estampille des Nations unies, mais écrits
par Gorbatchev et Chevernadze entre autres.
De
la perestroïka à l’écologie
Alors
d’abord qu’est ce que la perestroïka ? Contrairement
à ce que les médias veulent bien nous
dire, c’est autre chose que l’écroulement du
mur de Berlin sous une poussée démocratique
irrépressible. La perestroïka est en réalité
un mouvement qui a été planifié
dès la fin des années 1950. Sa description
nous vient d’un certain Golitsyne,
officier supérieur du KGB, passé à
l’Ouest à la fin des années 1960. Nous
retrouvons ses
écrits dans des rapports qui étaient
destinés aux Services secrets, mais aussi dans
un ouvrage public paru avant 1985 et l’arrivée
au pouvoir de Gorbatchev. Que dit-il ? Que la perestroïka
est un processus socialiste révolutionnaire qui
s’inspire de la nouvelle politique économique
de Lénine; qu’il est destiné à
restructurer (perestroïka signifie restructuration)
le socialisme en URSS, et non l’éradiquer. Surtout,
il s’agit de restructurer l’image que les Occidentaux
peuvent avoir du socialisme en général.
Tout
en écartant radicalement la thèse d’un
complot mondial, ma conviction est que c’est l’ensemble
des thèmes révolutionnaires contenus dans
la perestroïka que l’on retrouve au cœur de la
politique écologique qui se met en place à
l’heure actuelle. Il n’y a pas de hasard. On se rappellera
que Gorbatchev,
dans ses écrits, dit explicitement que l’écologie
est un véhicule révolutionnaire. Aujourd’hui,
Gorbatchev est le Président de la Croix
verte internationale.
Parlons
maintenant des objectifs du pouvoir mondialiste. Ce
pouvoir cherche à l’évidence à
tirer parti à la fois de l’expérience
démocratique et libérale – les références
aux éléments libéraux sont nombreuses,
mais en les considérant dans un cadre qui n’a
en réalité pas grand chose à voir
avec le libéralisme – afin d’en faire une synthèse
guidée par un objectif en vérité
collectiviste. Ce pouvoir part du principe – libéral !
– que toute coercition est vouée à l’échec,
et que les méthodes non coercitives, et qui laissent
aux gouvernés l’illusion de la liberté,
sont celles qui doivent être utilisées
pour arriver au but cherché.
L’idée
de refuser la coercition pour ne faire appel qu’au sentiment
de liberté est une idée fondamentale utilisée
par un grand nombre de penseurs. Je pense par exemple
à Antonio
Gramsci, le révolutionnaire du début
du siècle, qui a toujours considéré
que la politique stalinienne était une erreur,
et qu’elle ne pouvait mener qu’à l’échec
de la Révolution, tout simplement parce qu’il
fallait d’abord procéder à une révolution
culturelle - une révolution de la superstructure
idéologique - pour ensuite réussir à
mener cette révolution dans l’infrastructure.
Ceci est l’exemple typique d’une idée non coercitive,
que j’appellerai aussi non aversive (pour reprendre
une certaine terminologie de psychologie sociale), dont
le but est de viser en priorité la culture avant
de chercher à modifier la strate économique.
D’autres
courants d’idées développent la même
approche : comme par exemple B.
Skinner, le fondateur d’une école
de psychologie - le Behaviorisme - qui énonce
en substance que l’homme est une machine à laquelle
il suffit de donner les bons stimuli pour en obtenir
les bonnes réponses. Skinner dit également,
de manière encore plus explicite, que la contrainte
est inutile : mais par contre que les renforcements
non aversifs - c’est à dire les récompenses
- sont toujours extrêmement utiles pour modifier
le comportement des individus. Les renforcements aversifs,
eux, provoquent l’opposition et la crispation des individus
et de la société, et sont par conséquent
voués à l’échec.
Une
application des théories du contrôle
D’autres
travaux de psychologie sociale s’appliquent à
développer cette approche. Je pense à
la psychologie de l’engagement, une théorie psychologie
selon laquelle on modifie efficacement les comportements,
et par conséquent les valeurs, en amenant les
gens à s’engager (au sens du management), et
donc en s’interdisant par cela toute pratique aversive.
Nous
voyons ainsi apparaître une différence
fondamentale entre pouvoir et contrôle. L’exercice
du pouvoir est la technique traditionnellement adoptée
dans tous les Etats de la planète. Elle a pour
principal défaut de se heurter à la révolte
latente des individus qui lui sont soumis. L’exercice
du contrôle est une technique toute différente
qui consiste à placer les gens dans un cadre
tel qu’ils auront un sentiment de liberté, voire
de grande liberté, alors que cette liberté
sera en réalité étroitement canalisée
dans un cadre fixé par les gouvernants. Cette
opposition entre contrôle et pouvoir permet d’assurer
la synthèse de nombreux travaux, et de comprendre
ce qui est en train de se passer tant en Occident que
dans l’ancien bloc communiste.
Les
idées qui président autant à la
perestroïka qu’à l’instauration du Nouvel
ordre mondial sont une application des théories
du contrôle. Elles visent à modifier les
cadres qui organisent nos actions dans tous les domaines.
Ces cadres sont nombreux : cadres religieux - les
principaux cadres mentaux sont fournis par la religion
-, cadres éthiques – cités dans les documents
sus mentionnés -, cadres idéologiques.
Plus généralement, il s’agit de réorganiser
la culture et les objectifs de notre société
par rapport à un "but supra-ordonné"
- c’est à dire un but final de la société
autour duquel tous les autres buts s’ordonnent.
Nous
voici donc confrontés, pour nos problèmes
écologiques, à un ennemi, qui n’est plus
communiste, mais collectiviste. L’ennemi toujours socialiste
est toujours vivant, et, quoiqu’il se soit immergé
dans dans la culture libérale, il poursuit toujours
la vieille idée de réaliser la synthèse
du "socialisme de marché", mais par
d’autres moyens.
Une
description plus scientifique de la logique de ce mouvement
révolutionnaire s’articule autour de la théorie
des systèmes et de la théorie du chaos.
Pour ceux qui ne sont pas familiers avec ces concepts,
je vais vous décrire la théorie du chaos
à partir d’un exemple très simple. Si
l’on place une cigarette au milieu de cette pièce,
la fumée la remplira très rapidement .
Pourtant la fumée vient quasiment d’un seul point,
le bout de la cigarette, et cinq minutes plus tard,
ces particules de fumée rempliront toute la pièce.
Cet exemple signifie que des particules de fumée,
qui sont initialement dans des positions très
proches, peuvent au bout d’un temps relativement court
se retrouver dans des positions extrêmement éloignées,
voire totalement antagonistes. La caractéristique
d’un système qui se trouve dans une situation
de chaos est qu’il peut évoluer dans des directions
radicalement opposées.
D’un
point de vue constructiviste - c’est à dire du
point de vue d’individus qui veulent agir sur la société
pour la mener vers un état donné - cette
expérience signifie que si l’on peut choisir
une particule de fumée, et si l’on connait précisément
l’évolution des particules de fumée, on
peut choisir celle qui se retrouvera dans tel coin,
là où l’on souhaiterait qu’elle arrive.
Si une particule ne se trouve pas là où
je désire l’amener, il suffit de la déplacer
très légèrement dès le départ
- aux conditions initiales, comme disent les scientifiques
- pour qu’elle finisse là où je désire
qu’elle soit. La caractéristique d’une situation
de chaos serait ainsi de permettre de modifier radicalement
l’évolution future, tout en n’apportant que de
légères modifications à la situation
initiale. Pour user d’un langage plus abstrait, on dira
qu’une situation chaotique se contrôle avec des
forces très faibles, comme le déplacement
quasiment infinitésimal des particules de fumée
de la mauvaise à la bonne position initiale.
Si
l’on transpose cette approche au domaine social, au
domaine économique ou au domaine politique, les
conséquences sont bien évidemment immenses.
Selon
la théorie des systèmes, si vous vous
voulez modifier la trajectoire de la particule de fumée,
vous qui êtes en dehors de ce système,
vous devez faire partie d’un système d’ordre
supérieur. Nous devons donc imaginer que le sous-système
inférieur, la fumée, est soumis à
un système d’ordre supérieur - par exemple
l’expérimentateur ; celui-ci pouvant être
lui-même soumis à un autre système,
disons par exemple un système juridique conditionné
lui aussi par sa dépendance à l’égard
d’un quatrième système d’un ordre encore
supérieur, comme le système législatif,
et ainsi de suite. Nous avons donc une hiérarchie
de systèmes où chacun d’entre eux peut
intervenir sur le système de rang immédiatement
inférieur grâce à des forces très
faibles. Donc le système (la fumée) peut
voir ses trajectoires modifiées grâce à
des forces infinitésimales, appliquées
par un opérateur dont on pourra, s’il se trouve
lui-même dans une situation chaotique, modifier
le comportement par des forces également très
faibles, le processus se répètant indéfiniment
d’un niveau à l’autre. Ainsi, si nous considérons
une hiérarchie systémique d’univers chaotiques,
nous pouvons les manipuler avec des forces très
faibles à chaque niveau.
Concilier
un libéralisme apparent avec un constructivisme
toujours réel.
Je
ne vous décris en l’occurrence rien d’autre que
les institutions de pouvoir international qui sont en
train de se mettre en place, avec une hiérarchie
de niveaux, d’abord mondial, puis continental, régional,
national, départemental, municipal, etc.
La
particularité de cette théorie des systèmes,
lorsqu’elle est appliquée aux sciences sociales,
est de permettre, en théorie, de concilier libéralisme
– un libéralisme "apparent" - et collectivisme
– mais un collectivisme bien "réel"
; ce qui, du point de vue médiatique et politique,
n’est bien entendu pas neutre.
Nous
avons ainsi un sous-système qui est en bas, celui
des acteurs économiques, dans une situation apparemment
libérale ; puis au-dessus, des institutions internationales,
qui ne canalisent pas nécessairement l’action
de ces acteurs économiques, mais modifient leurs
anticipations en manipulant la monnaie, le budget, les
législations ou les règles du commerce
international. Nous avons alors un dirigisme réel
en haut et, pour les besoins médiatiques, une
apparence très suffisante de libéralisme
en bas. Nous avons exactement la même chose dans
le domaine politique, avec une démocratie apparente
et un dirigisme, voire un totalitarisme, tout à
fait réels. En bas on vote, mais le cadre dans
lequel s’effectue ce vote est prédéterminé
par le haut.
Je
vous rappelle que le mondialisme est le mouvement qui
s’identifie avec l’émergence de forces politiques
mondiales, au premier rang desquelles l’ONU. Celle-ci
représente une véritable force politique
mondiale. Elle répond à une logique qui,
pour une part, lui est interne. D’autre part, le mondialisme
se donne pour objectif la création d’une nouvelle
civilisation, comme on le verra dans la suite de mon
exposé. Ne nous méprenons pas : nous
avons besoin d’institutions internationales dans certains
domaines ; mais ces domaines sont en fait peu nombreux.
Après
avoir exposé les méthodes, je vais maintenant
vous parler des objectifs.
Le
premier, tel qu’il est clairement exprimé dans
tous les documents cités, est de diminuer, ou
tout au moins de stabiliser la population humaine, avec
des chiffres variables selon les sources. Il y a des
textes qui parlent de cinq cent millions d’hommes !
C’est le cas par exemple de Jacques-Yves
Cousteau pour qui la population humaine
ne devrait pas dépasser le demi milliard d’hommes.
Un
deuxième objectif est d’imposer, grâce
à l’influence des médias, mais aussi par
la loi, des valeurs écologiques impliquant une
modification profonde de nos valeurs. C’est ainsi que
certains vont même jusqu’à envisager de
créer une nouvelle religion, s’appuyant sur une
nouvelle spiritualité, comme l’évoquent
ouvertement certains des ouvrages auxquels j’ai fait
référence.
Troisième
objectif : l’égalisation mondiale des revenus.
Les textes sont surabondants et totalement explicites
Ils révèlent une obsession égalitariste
qui tend à l’égalisation des revenus sur
l’ensemble de la planète. Ce qui implique bien
évidemment un contrôle de l’économie,
des ressources et de la finance.
Une
fois que l’on a ces objectifs bien en tête, il
n’est pas difficile de comprendre que l’écologie
constitue un formidable levier pour en assurer la réalisation.
Le
faux procès de la couche d’ozone
J’évoquerai
d’abord le trou dans la couche d’ozone, puis l’effet
de serre. Et pour cela, je commencerai par la question
des "buts supra-ordonnés" dont je vous
ai parlé tout à l’heure.
Il
s’agit d’un concept de psychologie sociale, développé
par exemple dans les travaux de Mustapha Shérif.
En substance, nous dit-on, deux groupes antagonistes
- ou tout au moins apparemment antagonistes - ne peuvent
parvenir à coopérer ou à se rapprocher
que s’il existe un but susceptible de focaliser l’ensemble
de leurs énergies. Ce but, qualifié de
" supra-ordonné ", doit fédérer
tous les autres buts, en particulier ceux des acteurs
individuels, mais aussi des Etats, des ministères,
ou de toute autre organisation dirigeante. Ceci revient
à réinventer le totalitarisme si l’on
se rappelle que, par le passé, les "buts
supra-ordonnés" ont été ceux
de la race, de la classe ou d’une caste.
Alors
que le trou dans la couche d’ozone n’est encore qu’un
simple galop d’essai, l’effet de serre, lui, est véritablement
conçu et présenté comme un "but
supra-ordonné" majeur. Je pense par exemple
à Al Gore lorsqu’il dit qu’il faut créer
une nouvelle civilisation dont la protection de l’environnement
sera le pivot.
Interrogeons-nous
d’abord sur la réalité de ces phénomènes.
Le trou dans la couche d’ozone, comme vous vous en rappelez
sans doute, fut le symbolr d’une époque où
l’ouverture du journal télévisé
de 20 heures se faisait fréquemment avec une
image en fausses couleurs représentant l’Antarctique
et le trou, cet énorme trou qui, nous disait-on,
grossissait inexorablement et menaçait de recouvrir
toute la planète, de nous absorber, de nous brûler,
avec pour conséquence une augmentation considérable
et inéluctable du nombre de cancers de la peau,
des mutations génétiques incontrôlées,
ou encore la destruction inévitable la bio-diversité
(puisque certaines espèces y sont plus sensibles
que d’autres).
Depuis
lors, le souffle est retombé. Et l’on n’a plus
entendu parler du trou dans la couche d’ozone depuis
fort longtemps.
Que
faut-il en retenir ? Un entrefilet de cinq centimètres
et demi sur quatre et demi, du prix Nobel de chimie
Paul
Crutzen, en page vingt-quatre d’un numéro
du journal Le Monde : " lorsque
des prévisions apocalyptiques furent avancées,
y lit-on, on ne connaissait pas exactement l’ampleur
de la détérioration de la couche d’ozone.
Maintenant on sait que les dégâts seront
très faibles. La démonstration a été
faite que la couche d’ozone se détériore
à un rythme fort ralenti. " C’est l’avis
de nombreux autres scientifiques.
On
nous a dit que ce trou serait causé par les CFC
(Chloro-Fluoro-Carbone), un produit chimique qui sert
notamment dans les circuits de réfrigération.
Ces CFC ont été fabriqués industriellement
après la seconde guerre mondiale, et leur production
en masse a marqué les années 1960, l’époque
du grand bon économique.
Or,
la communauté scientifique connaît le trou
dans la couche d’ozone – la littérature scientifique
en fait foi - depuis 1929; c’est à dire au moins
trente ans avant que la production intensive des CFC
n’ait commencé. Ils ne peuvent donc pas être
la cause du phénomène.
Mais
son existence servait à merveille les desseins
de certaines organisations internationales – notamment
l’Organisation
météorologique mondiale, toujours
à la recherche de budgets plus importants pour
financer ses recherches. C’est elle qui a initié
la grande campage de sensibilisation des opinions publiques.
Pour cela, les scientifiques qui lui apportaient leur
soutien – comme Paul Crutzen, avant qu’il ne change
semble-t-il d’avis – ont développé des
modèles mathématiques complexes qui démontraient
– nous disait-on - que les CFC rejetés par l’homme
détruisaient inexorablement la couche d’ozone.
Mais ces modèles étaient en réalité
fondés sur des bases expérimentales extrêmement
fragiles et incomplètes.
Aujourd’hui
il est quasiment admis et prouvé que ces modèles
étaient incapables de simuler la réalité,
donc qu’ils étaient faux.
Comme
je vous l’ai déjà dit, la littérature
scientifique montre clairement que dès 1929,
donc bien avant la production en masse des CFC, le trou
dans la couche d’ozone était déjà
une réalité. Il résulte d’un phénomène
naturel qui existe depuis toujours et qui touche des
contrées extrêmement éloignées,
essentiellement le Pôle Sud. Ce qui est en cause
est principalement l’activité volcanique naturelle
du globe. Les volcans rejettent infiniment plus de chlore
dans l’atmosphère que les CFC. Par exemple, je
citerai le Mont Erebus, un volcan de l’Antarctique en
éruption permanente, et qui rejette en permanence
des milliers de tonnes de gaz, notamment des composés
chlorés, juste à l’endroit où l’on
situe le fameux trou dans la couche d’ozone.
Nous
disposons donc aujourd’hui de nombreux éléments
qui vont dans un sens totalement incompatibles avec
la thèse des médias qui désigne
l’homme comme l’auteur de ce crime écologique.
Cela
dit, les conséquences économiques et politiques,
elles, sont bel et bien réelles.
Il
y a d’abord la création d’instances internationales
chargées de contrôler l’évolution
du trou, et d’inciter les Etats à arrêter
ce processus destructeur. Elles sont cependant restées
relativement discrète, par rapport à ce
qui se passe sur l’autre front, celui de l’effet de
serre.
Il
y a ensuite l’effet médiatique et psychologique
qui s’est traduit par l’introduction dans la conscience
collective d’un sentiment nouveau : celui d’une authentique
responsabilité mondiale qui impliquerait aussi
bien les Russes, les Chinois, les Américains
que les Européens (car, dans l’atmosphère,
tous nos déchets finissent par se mélanger).
Ainsi est apparue, et s’est imposée l’idée
que l’on était bel et bien en face d’un véritable
problème commun, qu’il fallait nécessairement
gérer en commun.
Un
sentiment d’interdépendance s’est ainsi créé
qui conduit les opinions publiques à considérer
que leur sort est désormais lié aux rejets
de CFC qui souillent l’autre côté de la
planète. Refuser de l’admettre vous désigne
automatiquement comme complice d’une entreprise de destruction
de la planète. Se diffuse ainsi un sentiment
d’allégeance, non plus à une communauté
locale, nationale, voire européenne, mais à
une communauté mondiale. Ce facteur psychologique
représente un fait politique de première
grandeur.
L’imposture
de l’effet de serre.
Maintenant,
parlons de l’effet de serre. Il résulte, nous
dit-on, du réchauffement dû au gaz carbonique
rejeté dans l’atmosphère par la combustion
du bois, du gaz naturel ou du pétrole. Cette
menace est terrifiante puisqu’il devrait en résulter
une élévation de la température
terrestre moyenne comprise entre deux et cinq degrés.
Le niveau des mers pourrait monter de plusieurs dizaines
de centimètres. Les maladies tropicales remonteraient
jusque chez nous et le cycle de l’eau potable dans son
ensemble serait totalement perturbé.
Il
s’agirait donc d’un problème vraiment global,
touchant l’ensemble de la planète, puisque toute
activité humaine implique une production d’énergie,
donc des rejets de gaz carbonique. C’est un problème
économique global qui touche toute la société,
dans la moindre de ses activités, telle se chauffer
ou se déplacer. Tout le domaine social, politique
et institutionnel sera donc fatalement concerné.
Même l’éthique parce que, compte tenu du
danger infini que fait courir cette menace à
l’ensemble de la planète, il faudra, nous dit-on,
modifier tout notre système de valeurs, y compris
les valeurs spirituelles.
Il
faudra également adapter le droit international,
modifier aussi tout le système éducatif.
On
est donc en présence d’un phénomène
"systémique", quasiment à l’état
pur, et qui touche à tous les domaines de liberté
et d’organisation des êtres humains.
La
Commission trilatérale, dont les membres représentent
à eux seuls à peu près soixante
pour cent des forces économiques de la planète,
évoque clairement l’objectif d’une réduction
de la consommation d’énergie dans les pays développés
comprise entre 20 et 60 %. Je vous laisse imaginer ce
que cela signifie en terme économique.
Que
faut-il en penser, du point de vue scientifique ? Deux
écoles s’affrontent. La première, l’école
des libéraux, soutenus par des savants américains
de renom, parle explicitement d’imposture. La deuxième
école est celle des révolutionnaires qui,
depuis la fin des années soixante, ne cessent
d’annoncer une catastrophe imminente. Pour eux, il est
incontestable que la température a déjà
commencé à augmenter ; et même que
le niveau des mers subit déjà un phénomène
d’élévation sensible. En réalité,
ceux qui parlent ainsi se fondent encore une fois sur
des modèles très incomplets, approximatifs,
et donc complètement faux, de l’avis même
des savants les plus rigoureux et les plus objectifs.
Toutes
les prévisions déduites de ces modèles
se sont jusqu’ici toujours révélées
inexactes, très éloignées de la
réalité. La plus belle preuve de leur
erreur réside dans leur incapacité à
donner une simulation acceptable des évolutions
climatiques du passé. Les équations qu’ils
utilisent sont très simplifiées. Notamment,
elles n’intègrent pas les phénomènes
d’ondes planétaires, qui jouent dans ce domaine
un rôle important.
Des
travaux plus rigoureux, et qui ne s’appuient pas uniquement
sur des modèles de simulation mathématiques,
suggèrent qu’il y a effectivement une certaine
augmentation de la température dûe au gaz
carbonique. Ils ne nient pas que les rejets humains
puissent exercer une influence sur l’évolution
des climats. Mais ils montrent que cette influence est
extrêmement faible - de l’ordre de 0,5 degré
seulement -, qu’elle est donc à la limite de
l’indécelable, et qu’elle ne représente
en fait pas grand chose par rapport aux fluctuations
climatiques naturelles que l’on enregistre par delà
les siècles.
Nous
ne devons pas oublier que le climat est un élément
qui varie en permanence. Par ailleurs, un demi-degré
de réchauffement serait plutôt une bonne
chose car l’augmentation de la concentration en gaz
carbonique qui le provoquerait bénéficierait
plus qu’elle ne nuirait à la croissance des plantes,
donc à l’agriculture, aux forêts, et plus
généralement à la vie - puisque
celle-ci se fonde d’abord sur le phénomène
de photosynthèse.
Il
est peut-être possible d’identifier quelques effets
secondaires négatifs bien insignifiants; mais
fondamentalement les écologistes ne convainquent
qu’eux-mêmes, et ceux qui ont envie d’être
convaincus.
En
fait, l’effet de serre est principalement imputable
aux modifications de l’activité solaire, le soleil
étant le principal vecteur d’influence sur le
climat. Les scientifiques observent cette influence
depuis une cinquantaine d’années. Même
si nous n’en comprenons pas encore tous les mécanismes,
c’est un phénomène qui est de mieux en
mieux connu. Par ailleurs, il est bien connu également
que des éléments contingents, comme la
modulation du rayonnement galactique, exercent une influence
sur l’évolution de la couverture nuageuse et
ainsi modifient la manière dont une partie des
rayons solaires est renvoyée vers l’espace.
Alors
qu‘en dire, sinon que ce à quoi nous avons affaire
n’est qu’une grosse " escroquerie ".
La majorité des savants s’efforcent de résister
à cette double imposture médiatique, et
politique (parce que les hommes politiques, s’ils le
voulaient vraiment, auraient tous les éléments
à leur disposition pour savoir ce qu’il en est
véritablement).
Le
principe de précaution, retour à la pensée
magique.
Les
conséquences de cette imposture sont gigantesques
car elles touchent à tous les domaines, qu’ils
soient économiques, éthiques et spirituels.
Il faut donc bien comprendre ce qui est en cause. Notamment
tout ce qui découle de la mise en pratique de
ce fameux "principe de précaution"
auquel tout le monde se réfère aujourd’hui
de plus en plus ouvertement.
Ce
principe dit en substance que toute action doit être
interdite dont il n’est pas prouvé de manière
certaine qu’elle n’entraînera pas d’effets négatifs.
Fait
essentiel, ce principe de précaution se trouve
d’ores et déjà, de facto, intégré
dans le droit, tant dans le droit international que
dans le droit français. Il ne s’agit pas seulement
d’une lubie d’intellectuels. Mais d’un instrument extrêmement
puissant qui nous replonge directement dans l’univers
de la pensée magique. En effet, si on le suit
à la lettre il en découle que dès
que quiconque envisage un danger, aussi imaginaire soit-il,
se crée une règle de droit qui nous interdit
tout ce qui pourrait concrétiser ce danger (imaginaire)
et nous enjoint ce qui pourrait l’écourter. Ainsi,
si un écologiste prétend, de manière
convaincante (mais purement rhétorique) que brûler
du pétrole augmente la température de
l’atmosphère, même si personne en fait
n’en sait rien, et s’il n’en existe aucune preuve scientifique,
il résulte du principe de précaution que
cette assertion devient ipso facto vraie du point de
vue du droit, et entraîne des effets juridiques.
L’aboutissement
d’une telle approche est, logiquement, de conduire à
l’arrêt de toute activité économique,
et de toute activité tout court ! Concrètement,
il s’agit seulement de limiter l’activité économique
des pays développés, de manière,
nous dit-on, à favoriser le rattrapage des pays
sous-développés. Je suis bien entendu
favorable au développement des pays sous-développés,
mais pourquoi freiner le développement des autres ?
Pour
terminer, je voudrais revenir sur les objectifs du mouvement
mondialiste et évoquer un instant un texte extraordinaire.
Il s’agit du Report From The Iron Mountain "
(1967, trad. française de 1984 sous le titre
La Paix Indésirable ? – rapport
sur l’utilité des guerres ). Son sujet :
l’utilité économique des guerres. Plus
exactement, dans la perspectives de la convergence entre
le système soviétique et le système
américain - donc de la disparition des guerres
- comment remplacer le rôle économique
que remplissait le système militaro-économique
par quelque chose d’autre ?
Sur
bien des aspects, c’est un rapport délirant.
Mais il a tout de même fait l’objet, en son temps,
d’un très vif débat aux Etats Unis, auquel
ont participé les plus grands intellectuels du
pays. Il a notamment bénéficié
d’une couverture médiatique maximale.
Parmi
les solutions proposées comme substitution au
système militaro-industriel figurait la création
d’une menace écologique fictive qui permettrait
de remplir une " mission ". Quelle
mission ? Dans l’esprit des auteurs, il s’agissait
de trouver le moyen de conserver à l’Etat un
minimum de contrôle effectif sur l’appareil économique.
Autrement dit, d’utiliser la réglementation écologique
pour maintenir dans les mains de l’Etat une capacité
d’action économique (mais aussi psychologique)
qui se substituerait à celle dont il disposait
dans le passé du fait des dépenses d’armement.
Ce
texte remonte aux années 1965-1967. Mais nous
subissons sa postérité. Dans L’Empire
Ecologique , je montre comment tout un courant,
représenté aujourd’hui par le vice-président
américain Al Gore, s’inspire de cette problématique.
La
conséquence de tout ceci, aujourd’hui, ce sont
les protocoles adoptés lors de la conférence
de Kyoto : quotas de gaz carbonique, vente et revente
de ces quotas…Il en résultera que la production
baissera dans les pays développés et augmentera
dans les pays sous-développés. On aura
des délocalisations massives d’industries, de
capitaux, de technologie, voire même de main d’œuvre
et de compétences. Autrement dit, le point d’arrivée
de toute cette manipulation scientifique, médiatique,
et politique, correspond très directement à
ce qu’étaient les objectifs de départ
formulés dans les années 1970 par les
tenants du "Nouvel ordre mondial".
Mais
tout cela se fait aujourd’hui sous le couvert d’un langage
soit disant libéral, au nom du libéralisme.
La caractéristique de cette nouvelle idéologie
au pouvoir est de nous affirmer que, depuis la disparition
du communisme, nous sommes libres de faire ce que nous
voulons ; mais, attention, seulement à l’intérieur
de certaines limites, déterminées par
le niveau de rejets de gaz carboniques acceptable !
Ainsi se trouve conciliés une certaine apparence
de libéralisme, avec un constructivisme et un
dirigisme tout à fait réels, puisque ce
que l’on y retrouve est une approche "systémique"
caractérisée où les acteurs économiques
de niveau inférieur sont libres de faire ce qu’ils
veulent, mais dans un cadre pré-déterminé
par les institutions internationales, en particulier
celles qui ont en charge les questions de l’effet de
serre.
L’écologie,
levier d’un détournement de l’Etat de droit.
Quels
sont les éléments de libéralisme
que ce système conserve ? Le premier, psychologiquement
le plus important, est l’illusion de la liberté
individuelle. C’est l’héritage de tous les travaux
de psychologie sociale qui ont établi de manière
certaine que l’on ne peut gouverner un pays ou faire
fonctionner une économie, ni en fonctionnant
comme les soviétiques, ni en autorisant une trop
grande autonomie des acteurs. Le système actuel
intègre cette critique, puisque vous y trouvez
une liberté individuelle qui est tout à
fait considérable, avec une apparence de pluralisme,
mais qui intègre un point qu’il n’est pas permis
de remettre en cause : la question de l’effet de serre.
Vous
avez donc un système complexe, auto-organisé,
sans contrôle apparent, avec un ordre social spontané.
Vous avez également un Etat de droit, autre élément
fondamental. Donc, apparemment et du point de vue
des médias, nous sommes dans un Etat de droit.
Nous sommes gouvernés par des lois, et non par
des hommes ou des dictateurs. Mais ces lois, règles
abstraites, s’inscrivent au sein d’un cadre qui est
prédéterminé par les institutions
internationales, en particulier celles qui ont en charge
l’effet de serre, et sont donc en mesure d’exercer une
influence décisive sur toutes les activités
économiques.
Nous
sommes donc gouvernée par des lois. La contrainte
est réduite au minimum. Nous nous sommes affranchis
de tout système totalitaire pour rentrer dans
quelque chose qui a les apparences d’une société
de droit. Mais ce ne sont que les apparences d’une société
ouverte, parce que cette société,
encore une fois, s’inscrit dans un cadre qui a été
pré-fixé. Il y a en quelque sorte instrumentalisation,
détournement des idées libérales
par le biais du caractère central donné
à la gestion collective de certains "biens
communs" tels l’atmosphère. La gestion de
ces "biens communs" est l’alibi, le levier
qui permet aujourd’hui d’aller jusqu’à réécrire
complètement les règles de la justice
et de la morale, tout en prétendant rester dans
le droit chemin de la critique libérale. Cela
permet de manipuler les valeurs ou les attitudes, de
manipuler les normes sociales et la sensibilité.
A
l’instar de la conception marxiste évoquée
au début de mon intervention, nous avons affaire
à la modification de la superstructure par la
modification des règles qui s’appliquent à
la société.
Cette
synthèse "systémique" offre,
au niveau inférieur, un semblant de société
ouverte, mais avec un échelon supérieur
qui s’emploie à générer des règles
finalisées d’où découle
une société qui n’a plus que les apparences
de l’ouverture. Nous ne sommes plus dans une société
ouverte. Nous n’en avons que l’ apparence. C’est une
société fermée qui s’inscrit dans
la logique d’une telle approche
L’objectif,
j’y reviens, est rien moins que de créer une
nouvelle civilisation. De manière globale, on
a quelque chose qui ressemble fort à une manipulation
de la conception de Dieu.
Là
encore, les textes des institutions internationales
sont explicites. Ils nous montrent que l’écologie
se résume souvent à une volonté
de ramener les individus vers une conception païenne
de la nature, où c’est la nature qui est la divinité.
Ce qui est ainsi clairement recherché est une
modification explicite de la conception de l’homme,
de Dieu, de la nature, du monde … donc une modification
des conceptions culturelles de fond de notre civilisation.
Notre
civilisation est fondée sur une conception judéo-chrétienne
de l’homme, que l’on soit chrétien, juif ou musulman.
Ce paradigme - l’homme, un être voulu et conçu
par Dieu -, est la base de notre droit.
Dès
lors que l’on comprend que la conception de l’homme
dans l’Univers est fondamentalement mise en cause –
"l’homme, cet être néfaste et polluant"
-, on a également compris que l’écologie
vise finalement rien moins qu’au renversement de cette
conception pour lui substituer la collectivité.
L’homme ne vient plus qu’en second. On passe de l’homme
en tant qu’individu, à l’homme comme membre de
la collectivité. Le totalitarisme n’est pas mort.
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