|
Comment
fonctionne une entreprise ?
Comment faut-il faire pour la gérer au mieux
? Par quels mécanismes
ou enchaînements logiques peut-elle se développer ?
Les
réponses à ces questions sont importantes car, si toutes les entreprises se développent au
maximum de leurs
potentialités, c'est alors la croissance
assurée et la prospérité
générale pour tous, compte tenu des contraintes.
Et c'est précisément ce que recherchent les économistes
et toutes les personnes qui vivent du revenu de leur
travail !
L'analyse
financière répond à cet objectif d'optimisation de la
gestion de toute entreprise.
Deux
démarches logiques peuvent être appliquées.
La
première approche, celle des Européens, est basée sur l'analyse des soldes intermédiaires de gestion, mais
elle est de plus en plus supplantée par celle des Anglo-saxons.
Toutes
les deux se rejoignent ensuite pour déterminer le résultat et le
bilan.
C'est
à partir de ces données de base que l'on peut affiner
l'analyse financière par l'étude des ratios… pour gérer au mieux chaque entreprise.
Le
texte est découpé en cinq parties qui constituent
une suite logique auxquelles on peut accéder
en cliquant sur les liens suivants :
1 Résultat,
2 Bilan,
3 Ratios sur les éléments
réels (chiffre d'affaires, valeur ajoutée,
salariés),
4 Ratios sur les données
financières
(endettement, rentabilité, cash flow),
5 Présentation selon les normes américaines.
Des
textes courts apportent des compléments
à certains points abordés. Ils sont accessibles
par des liens dans le texte principal.
Ensuite,
des exemples concrets portant sur des entreprises
cotées en bourse sont proposés pour appliquer cette
méthode d'analyse financière.
Enfin,
les économistes libéraux
avertis seront plus particulièrement intéressés par
des prolongements qui répondent à certaines
de leurs préoccupations propres.
De
l'analyse financière au capitalisme libéral
Un
des buts des entreprises est de dégager des bénéfices
qui y sont ensuite réinvestis : les capitaux propres augmentent
alors, ce qui leur permet de se développer.
Ainsi
de période en période, chaque entreprise élargit son activité,
embauche et gagne encore davantage
d'argent : c'est
l'effet boule de neige.
Si
toutes les entreprise procèdent ainsi, c'est la croissance et la prospérité générale.
Comment
faire fonctionner ce cercle vertueux ? D'abord,
il faut être informé.
La
comptabilité, surtout dans sa
présentation américaine, est à la base de ce qui
permet de savoir ce qui se passe réellement à l'intérieur
des entreprises.
Les
données comptables permettent ensuite de définir des
ratios pour mieux connaître la situation
des entreprises, avec davantage de précisions, de façon
à mieux les gérer et ainsi d'en améliorer encore
les résultats.
Celles
qui ne s'adaptent pas aux marchés ne sont plus rentables,
périclitent puis disparaissent naturellement.
C'est la
destruction créatrice de Schumpeter.
Ainsi
va le capitalisme libéral depuis plus de deux siècles…
Les
entreprises bien gérées dégagent des bénéfices grâce
à des salariés bien payés et ainsi le
niveau de vie de la population augmente, surtout
pour les salariés ayant une faible qualification qui
profitent finalement beaucoup des gains de la productivité globale.
Le capitalisme libéral est social.
Seuls
de petits dysfonctionnements
internes peuvent gripper ces mécanismes. Il suffit
alors d'y remédier : c'est aux autorités
compétentes de prendre les mesures qui s'imposent.
L'Etat,
trop envahissant peut également pénaliser la croissance.
Il suffit alors de le réduire au minimum
et de faire en sorte qu'il soit efficace dans ses
fonctions spécifiques.
Cependant,
les contestations, essentiellement politiques, de tous les opposants
au capitalisme libéral, fondamentalement
socialistes et marxistes, risquent de remettre
en cause cette prospérité générale.
Seule une confiance inébranlable de l'ensemble de la population
dans les vertus de ce capitalisme libéral
permet d'assurer sa pérennité face aux attaques
externes dont il est l'objet et la
prospérité générale au profit de tout le monde.
Pour
cela, tous les acteurs du jeu économique doivent posséder
une culture économique
qui leur permet de pouvoir comprendre ces mécanismes fondamentaux pour agir à bon escient.
Les
bases de l'information économique doivent être connues
des spécialistes, professionnels de la gestion, mais
aussi du grand
public.
C'est
à cet objectif que répondent ces textes sur l'analyse financière.
©
2002
Jean-Pierre Chevallier
Suite
|