Le 6 mai 2002

 

INITIEZ - VOUS A L'ANALYSE FINANCIERE

Par Jean-Pierre CHEVALLIER

 

 

Accueil

Sommaire

Principes

Compléments

Exemples

Prolongements

 

La spectaculaire faillite d'ENRON, les révélations sur les faiblesses financières d'entreprises qui, il n'y a pas si longtemps, étaient encore les chéries de la Bourse, les doutes sur la véracité comptables de nombreux bilans, toute cette atmosphère a relancé l'intérêt autour des questions d'analyse financière et de gestion comptable. Faut-il renforcer la réglementation ? Comment obtenir des managers qu'ils acceptent de se plier aux exigences d'une plus grande transparence des comptes ? Doit -on vraiment s'alarmer des risques de réactions en chaîne ? Toutes ces questions sont importantes. Mais pour en discuter sereinement encore faut-il disposer d'une bonne connaissance des principes de base de l'analyse financière.

Le dossier qui nous présentons ici a été conçu par Jean-Pierre Chevallier, Professeur d'économie à l'Université de Nice. Bien que poursuivant une finalité principalement pédagogique - d'où sa structure organisée autour de la présentation des principaux concepts - le mérite de l'auteur est d'appuyer son analyse sur de nombreux faits et exemples tirés de l'actualité courante. Ce qui lui permet de rectifier nombre d'idées reçues, couramment colportées par les médias et milieux politiques au détriment d'une conception libérale de la gestion économique; ou encore de nous aider à mieux comprendre la signification d'événements et de problèmes qui marquent la conjoncture économique depuis quelques années.

On notera en particulier ses appréciations concernant la nature des problèmes comptables révélés par les difficultés des entreprises de la "nouvelle économie". Ou encore ses commentaires acides concernant la situation actuelle d'une firme comme FranceTelecom.

Au total un texte riche et ambitieux dont l'une des qualités est notamment, en comparant ce qui se passe aux Etats-Unis et en France, de s'appuyer sur les événements économiques récents pour mieux faire apparaître, concrètement, et pas seulement dans l'abstrait, comment les marchés s'autorégulent lorsque les conditions institutionnelles nécessaires sont réunies.

P.D.


 

Comment fonctionne une entreprise ?  Comment faut-il faire pour la gérer au mieux ?  Par quels mécanismes ou enchaînements logiques peut-elle se développer ?

Les réponses à ces questions sont importantes car, si toutes les entreprises se développent au maximum de leurs potentialités, c'est alors la croissance assurée et la prospérité générale pour tous, compte tenu des contraintes. Et c'est précisément ce que recherchent les économistes et toutes les personnes qui vivent du revenu de leur travail !

L'analyse financière répond à cet objectif d'optimisation de la gestion de toute entreprise.

Deux démarches logiques peuvent être appliquées.

La première approche, celle des Européens, est basée sur l'analyse des soldes intermédiaires de gestion, mais elle est de plus en plus supplantée par celle des Anglo-saxons.

Toutes les deux se rejoignent ensuite pour déterminer le résultat et le bilan.

C'est à partir de ces données de base que l'on peut affiner l'analyse financière par l'étude des ratios… pour gérer au mieux chaque entreprise.

Le texte est découpé en cinq parties qui constituent une suite logique auxquelles on peut accéder en cliquant sur les liens suivants :

1  Résultat,

2  Bilan,

3  Ratios sur les éléments réels (chiffre d'affaires, valeur ajoutée, salariés),

4  Ratios sur les données financières (endettement, rentabilité, cash flow),

5      Présentation selon les normes américaines.

 

Des textes courts apportent des compléments à certains points abordés. Ils sont accessibles par des liens dans le texte principal. 

Ensuite, des exemples concrets portant sur des entreprises cotées en bourse sont proposés pour appliquer cette méthode d'analyse financière.

Enfin, les économistes libéraux avertis seront plus particulièrement intéressés par des prolongements qui répondent à certaines de leurs préoccupations propres.

 

De l'analyse financière au capitalisme libéral

Un des buts des entreprises est de dégager des bénéfices qui y sont ensuite réinvestis : les capitaux propres augmentent alors, ce qui leur permet de se développer.

Ainsi de période en période, chaque entreprise élargit son activité, embauche et gagne encore davantage d'argent : c'est l'effet boule de neige.

Si toutes les entreprise procèdent ainsi, c'est la croissance et la prospérité générale.

Comment faire fonctionner ce cercle vertueux ? D'abord, il faut être informé.

La comptabilité, surtout dans sa présentation américaine, est à la base de ce qui permet de savoir ce qui se passe réellement à l'intérieur des entreprises.

Les données comptables permettent ensuite de définir des ratios pour mieux connaître la situation des entreprises, avec davantage de précisions, de façon à mieux les gérer et ainsi d'en améliorer encore  les résultats.

Celles qui ne s'adaptent pas aux marchés ne sont plus rentables, périclitent puis disparaissent naturellement. C'est la destruction créatrice de Schumpeter.

Ainsi va le capitalisme libéral depuis plus de deux siècles…

Les entreprises bien gérées dégagent des bénéfices grâce à des salariés bien payés et ainsi le niveau de vie de la population augmente, surtout pour les salariés ayant une faible qualification qui profitent finalement beaucoup des gains de la productivité globale.

Le capitalisme libéral est social.

Seuls de petits dysfonctionnements internes peuvent gripper ces mécanismes. Il suffit alors d'y remédier : c'est aux autorités compétentes de prendre les mesures qui s'imposent.

L'Etat, trop envahissant peut également pénaliser la croissance. Il suffit alors de le réduire au minimum et de faire en sorte qu'il soit efficace dans ses fonctions spécifiques.

Cependant, les contestations, essentiellement politiques, de tous les opposants au capitalisme libéral, fondamentalement socialistes et marxistes, risquent de remettre en cause cette prospérité générale.

Seule une confiance inébranlable de l'ensemble de la population dans les vertus de ce capitalisme libéral permet d'assurer sa pérennité face aux attaques externes dont il est l'objet et la prospérité générale au profit de tout le monde.

Pour cela, tous les acteurs du jeu économique doivent posséder une culture économique qui leur permet de pouvoir comprendre ces mécanismes fondamentaux pour agir à bon escient.

Les bases de l'information économique doivent être connues des spécialistes, professionnels de la gestion, mais aussi du grand public.

C'est à cet objectif que répondent ces textes sur l'analyse financière.

© 2002 Jean-Pierre Chevallier

Suite