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Autres
textes
"Gas
Pains Enron’s failure shows a market success",
par Michael Lynch, Reason Online, 20 décembre 2001.
"Enron’s
401(k) Calamity Enron’s retirement meltdown is tragic. We
don’t yet know if it’s criminal", par Michael Lynch,
Reason Online, 27 décembre 2002.
"Enron's
Collapse: Flimsy Excuse for Regulation", par Lynne
Kiesling, Reason Public Policy Institute, 2 décembre
2001.
"The
Fall of Enron", commentaires audio de Lynne Kiesling,
Reason Public Policy Institute.
"Enron`s
Lessons: Be Skeptical of Experts", par James Glassmann,
Techcentralstation, 12 décembre 2001.
"Friday
Fodder: Scheer Madness, Seeking Refuge, and WW III"
par Nick Schulz, Techcentralstation, 28 décembre
2001.
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Mises
à jour :
- Page
spéciale ENRON du Wall Street Journal (regroupe
tous les articles publiés sur le sujet).
-
"Taking
Stock of Enron", éditorial du WSJ, 24 janvier
2002.
-
"Isn't
It Enron-ic ?", commentaire de Radley Balko, Techcentralstation
website, 17 janvier 2002.
-"A
System Corrupted", editorial de Paul Krugman, New
York Times du 18 janvier 2002.
-"Crony
Capitalism", editorial de Paul Krugman,New York Times,
15 janvier 2002
-"Enron
for beginners", par Homan Jenkins Jr, WSJ, 23 janvier
2002.
"I
amOK, you are OK, Rnron's OK", de Robert Bartley,
WSJ, 21 janvier 2002.
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Quand l'une des
plus grandes entreprises du pays fait faillite, il est normal que
les gens se mettent à battre le rappel pour obtenir que l'Etat
intervienne et évite le retour de tels événements
par la mise en place de nouvelles réglementations appropriées.
C'est ce qui est en train de se passer (..).
Si l'on prend du
champ et que l'on regarde ce qui s'est passé chez Enron d'un
point de vue économique élargi, il est clair que ce
que nous voyons est un marché qui s'autorégule par
lui-même et qui n'a pas besoin de nouvelles interventions
réglementaires. Cet effondrement sans précédent
de l'une des premières entreprises du pays démontre
qu'un marché libre récompense ceux qui prennent d'eux-mêmes
l'initiative d'être financièrement les plus transparents
possibles et finalement voue aux gémonies ceux qui y sont
les plus réticents. Sur le long terme, la terrible punition
imposée par la dynamique du marché à Enron
doit servir de leçon à toutes les autres entreprises
qui voudraient rester opaques.
Parce que le marché
est fondamentalement un instrument de révélation et
de transfert de l'information, la vérité finit toujours
par apparaître. Enron a apporté la démonstration
qu'une société qui ne joue pas le jeu de la transparence
peut, sur une courte période de temps, réaliser des
profits gigantesques. Mais lorsque ce marché est concurrentiel,
il est clair que ces profits finissent par disparaître rapidement
dès que des investisseurs, prenant connaissance de l'existence
d'un certain nombre d'affaires non rendues publiques, choisissent
par prudence de placer leur argent en d'autres mains. Il est maintenant
trop tard, mais il est certain que les dirigeants d'Enron doivent
aujourd'hui se mordre les doigts de ne pas avoir compris plus tôt
qu'ils auraient pu éviter ce qui leur arrive - et qu'ils
ont mérité - en choisissant de se montrer plus transparents
dans leur communication financière.
Dès que le
public apprit que la SEC avait décidé de diligenter
une enquête, les clients de la firme de Houston entreprirent
de se tourner vers d'autres sociétés de courtage et
de services en énergie, comme Dynergie. L'exode des clients
de ses activités de courtage, qui représentaient la
part du lion des recettes d'Enron, a immédiatement exacerbé
ses problèmes d'endettement en réduisant à
la fois son cash-flow et ses anticipations de chiffre d'affaires.
Ainsi, la présence de concurrents en position d'offrir des
transactions plus sûres et moins incertaines a permis aux
clients d'Enron de voter avec leurs dollars en faveur d'entreprises
offrant des services qui leur paraissaient meilleurs.
Une autre activité
privée, typique d'un marché libre - celle des entreprises
de "rating" , comme Standard & Poor's, ou Moody's - renforce
les avantages à attendre d'une plus grande transparence de
l'information et rend inutile l'appel à plus de réglementation.
Comme nous en fûmes les témoins lorsque ces entreprises
décidèrent de ravaler la dette d'Enron à un
niveau de "junk bonds", et que la valeur des titres s'effondra jusqu'à
moins d'un dollar, ces organismes d'information suffisent pour faire
bouger les marchés. Il est de leur intérêt même
de révéler au public tout problème de tansparence
ou d'endettement susceptible de se manifester dans une entreprise
publiquement cotée - c'est ce pourquoi les usagers des marchés
les paient, et leur réputation pour la qualité des
informations qu'ils fournissent est la pierre de touche sur laquelle
repose toutes leurs affaires.
Ces sociétés
de "rating" aident également les investisseurs à gérer
leurs risques et à optimiser leurs investissements. Nous
bénéficions de l'expérience d'Enron, à
son détriment. Analystes et investisseurs s'enrichissent
(dans leur savoir faire) lorsque de tels accidents se produisent.
Ils en tirent les leçons et intégrent désormais
dans leurs anticipations l'exigence que les entreprises feront comme
eux et choisiront de faire preuve de plus de tansparence. Au total,
les enquêtes de la SEC, l'exode des clients, ainsi que les
décisions de rétrograder les enteprises dans le classement
des grandes firms de "rating", tout cela se retrouve finalement
capté dans l'évolution relative des cours de bourse
des sociétés et représente à la fois
une carotte et un bâton qui incitent les dirigeants à
mieux faire la chasse aux négligences et à favoriser
la transparence financière.
Comme pour les événements
du 11 septembre et la découverte de ce que désormais
il ne sera plus possible de détourner un avion avec de simples
coupe-carton sans risquer de voir les passagers se retourner contre
vous, nous allons intégrer les problèmes de transparence
d'Enron dans nos références, et attendre des entreprises
qu'elles fassent preuve d'un plus grande transparence, sans qu'il
soit besoin pour cela de demander à l'Etat de nous y contraindre
par la mise en place de nouvelles règles. La contrainte vient
du jeu complexe des décisions individuelles et des règles
institutionnelles qui régissent le fonctionnement de marchés
libres, non pas de l'ajout de règles publiques qui ne peuvent
se révéler qu'inutiles et redondantes, voire nocives.
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